Cameroun – Guinée Equatoriale : La frontière terrestre ré-ouverte

La décision est effective depuis lundi matin, 20 janvier 2014, après plus de deux semaines de fermeture sans raison officielle de la part du gouvernement Equato-guinéen. La disette avait déjà pris le dessus sur les populations locales.

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C’est un soulagement pour de nombreux commerçants camerounais dont plusieurs étaient bloqués dans la ville de Campo dans le département de l’Océan, région du Sud. « On devenait déjà impatient. On se demandait bien jusqu’à quand devait durer cette décision parce que personne n’a été prévenue de cette fermeture de cette frontière qui nous empêchaient d’aller vendre nos marchandises en Guinée-Equatoriale. Nous pouvons reprendre dès aujourd’hui et c’est une bonne chose », estime Mathurin Tala, commerçant camerounais. Du côté des Equato-guinéens, c’est plutôt une délivrance. Puisque ces derniers commençaient déjà à être asphyxiés par la famine. Faute de nourritures depuis la fermeture de la frontière terrestre, sans raison officielle, entre les deux pays par le gouvernement de Théodoro Obiang Nguema Bassogo depuis le 2 janvier 2014. Cette circulation, à nouveau effective depuis ce matin, se fait sous un contrôle rigoureux des pièces officielles exigibles.

Cette réouverture de la frontière terrestre entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale fait suite à un mouvement de protestation dans les rues de Bata, capitale politique de la Guinée Equatoriale, par les populations. Cette manifestation a duré deux jours, selon des informations à notre disposition. Profitant de la visite, dans ce pays en fin de semaine dernière, de Pierre Moukoko Mbondjo, le ministre camerounais des Affaires extérieures, les autorités de Bata ont largement discuté sur la question afin d’aboutir à cette décision. En moins d’un mois, ce voisin campé sur des barils de pétroles, s’est vu rattrapé par ses erreurs. Oubliant qu’on ne peut pas remplacer la nourriture par de l’argent. L’on espère que cette décision de Théodoro Obiang Nguema Bassogo n’est que le début de l’ouverture totale et définitive des frontières de son pays aux autres pays de l’Afrique centrale comme le demandent ses pairs depuis quelques temps. Afin de faciliter la libre circulation des biens et des personnes dans la sous région.

© Camerpost.com: Frank William BATCHOU

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