Cameroun – Grève des enseignants anglophones : les Syndicalistes et les autorités recherchent toujours une issue

Les Syndicalistes et les autorités recherchent toujours une issue face à la grève des enseignants anglophones | Ph. © CT

Après plusieurs jours de discussion dans la capitale régionale du Nord-ouest, les membres du comité ad hoc ainsi que les syndicalistes n’arrivent toujours pas à s’accorder pour une sortie de crise.

La fin des discussions entre les 23 membres du comité ad hoc et les syndicalistes des enseignants anglophones à Bamenda a failli se terminer par les violences. La faute aux réseaux sociaux qui ont distillé des informations selon lesquelles les grévistes sont séquestrés dans les Services du Gouverneur alors que les pourparlers s’y déroulent.

Le démenti

Les populations en furie qui se sont déplacées nuitamment vers l’esplanade des services du gouverneur de la région du nord-ouest Adolphe Lélé Lafrique ont été calmées par le porte-parole et non moins, président de tous les syndicats des enseignants anglophones, Wilfred Tassang. Il a assuré les populations, la communauté nationale et internationale de ce que les informations distillées par les médias sociaux étaient sans fondements. Des brutalités, des violences sur les syndicalistes, il n’en est rien, ni dans les services du gouverneur, ni des détentions dans les locaux des forces de l’ordre « Nous avons parlé avec les membres du comité ad hoc et du gouvernement. Nos doléances ont été présentées. Il ya eu des informations véhiculées dans les réseaux sociaux, selon lesquelles nous avons été séquestrés, nos téléphones retirés. Ce n’est pas vrai » a-t-il précisé devant une foule venue visiblement libérer les supposés séquestrés.

Et le fond des débats

C’est tard dans la nuit de vendredi à samedi que les différentes parties se sont séparés. Parmi eux, les ministres des enseignements secondaires, de l’éducation de base et des l’enseignement supérieur sans oublier les hommes d’église et des représentants de la société civile. Wilfred Tassang estime que la balle est dans le camp du comité ad hoc car leurs revendications ont été présentées. Il a opportunément apprécié l’attitude des membres du comité ad hoc pour la résolution définitive de la crise, hier très virulent sur la position des manifestants « Je peux vous rassurer que ces ministres, membres du gouvernement et du comité ad hoc étaient plus responsables cette fois-ci. Leur ton n’était plus le ton qu’ils ont tenu, il ya quelques semaines.  Et que nous avons fait des pas significatif (anglophones ndlr), dans le primaire, le secondaire et les universités anglophones » a indiqué Wilfred Tassang.

Le nœud du problème

La crise qui paralyse le système éducatif dans les régions anglophones dure plus de deux mois. Et c’est depuis le 21 novembre que les préavis de grèves et mouvements sont déclenchés. Comme revendications, l’application des décisions consensuelles adoptées en 2012, de la convocation  dans un bref délai des assises d’un Forum national de l’éducation prévu par le cahier de charge arrêté d’Accord parties en 2014, l’uniformisation de la loi sur l’orientation scolaire de 1998 entre autres.

Il est annoncé dans les jours qui viennent, une conférence de presse des syndicats anglophones sur la situation et probablement de la levée du mot d’ordre de grève, afin que les élèves reprennent le chemin de l’école, une semaine après le début du second trimestre.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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1 Commentaire sur "Cameroun – Grève des enseignants anglophones : les Syndicalistes et les autorités recherchent toujours une issue"

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Hamad Hamadou

C’est une hydre.

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