Cameroun : Grève dans les constructions navales et industrielles

Grève dans les constructions navales et industrielles | Photo d'illustration
Grève dans les constructions navales et industrielles | Photo d’illustration

La grève des personnels qui paralyse le fonctionnement des activités du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC) depuis deux jours a pris des proportions inquiétantes jeudi, avec la décision des employés de barricader les bureaux et ateliers.

Les manifestants qui exigent l’amélioration des conditions de travail et le paiement des arriérés de salaires « n’entendent pas commencer la nouvelle année avec des tonnes de promesses ».

Pour cela, ils « exigent que la direction générale puisse procéder à l’apurement de nos arriérés et règle définitivement le problème de l’accès à la sécurité sociale de tous les employés ».

Malgré l’arrivée des autorités pour un dialogue tripartite entre la direction, le personnel et les pouvoirs publics, la situation n’avait toujours pas évolué ce jeudi matin, la tension étant d’ailleurs plus perceptible puisque les grévistes « n’ont rien pour manger pendant que les autres vont fêter le nouvel an dans la bombance ».

« Nous ne partirons pas d’ici tant que la direction n’apportera pas des réponses idoines à nos préoccupations. Trop c’est trop, pendant que nous accumulons des arriérés, les dirigeants mènent un train de vie princier », ont clamé des manifestants.

Fleuron du tissu industriel du Cameroun au début des années 2000, le CNIC dont le chiffre annuel avoisinait 50 milliards de francs CFA connaît une profonde crise depuis ces six dernières années, le chiffre d’affaires ayant chuté pour se trouver autour de 12 milliards de francs CFA.

Conséquence, les entreprises pétrolières de l’Angola, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Nigeria qui faisaient quasi exclusivement faire réparer leurs plates-formes au Cameroun, sans compter la réparation des navires pour la plupart des pays du Golfe de Guinée ont pour la plupart opté pour d’autres prestataires, enfonçant le CNIC dans une profonde crise.

© CAMERPOST avec © APA

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