Cameroun : Greenpeace dénonce la vente en Chine, de 3000 m3 de bois illégal coupé – 25/08/2014

L’ONG internationale, Greenpeace, a annoncé le 20 août 2014, qu’une cargaison de 3000 m3 de bois illégal en provenance du Cameroun, a quitté le port de Douala pour le port chinois de Zhangjiagang. Il s’agit, apprend-on, d’une partie des 10 000 m3 de bois frauduleusement abattus par la société Uniprovince, contrôlée par le groupe agro-alimentaire américain Herakles Farms, qui a récemment obtenue une concession foncière dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, pour l’exploitation du palmier à huile.

Billes de bois camerounais - Photo d'illustration.
Billes de bois camerounais – Photo d’illustration.

Alors qu’elle n’a jamais cessé de dénoncer ce projet, non seulement pour l’empressement d’Herakles Farms à lancer ses activités alors même que la concession foncière ne lui avait pas encore été accordée, mais aussi à cause des incidences négatives de ce projet sur l’environnement et le bien-être des populations riveraines, l’ONG Greenpeace révélait, dans un communiqué daté du 27 mai 2014, que «l’entreprise américaine Herakles Farms, à travers une société écran, aurait agi de connivence avec le ministre camerounais des forêts, pour obtenir illégalement un permis d’exploitation forestière dans une partie de la concession foncière qui lui a été accordée en novembre 2013. Herakles Farms se prépare à exporter vers la Chine du bois coupé en violation de la législation camerounaise».

Des craintes aujourd’hui confirmées, selon Greenpeace, sur la base de «documents officiels du port de Douala». «C’est sans surprise que nous avons appris que ce bois trace son chemin vers la Chine, malgré toutes les preuves de son illégalité», a déclaré Irène Wabiwa, Responsable de la campagne forêt à Greenpeace Afrique.

Pourtant, poursuit-elle, «trois procureurs de l’État camerounais ont reçu des informations prouvant l’illégalité de l’exploitation forestière d’Uniprovince, mais aucune mesure n’a été prise à notre connaissance. Le Ministère des Forêts et l’UE, en charge de la mise en œuvre de l’accord de partenariat FLEGT, ont également été informés à plusieurs reprises; mais malheureusement, cela n’a pas empêché le bois d’être exporté».

Et cette responsable locale de Greenpeace de poursuivre : «Si ces opérations se poursuivent en toute impunité, cela va ébranler la crédibilité de l’accord de partenariat FLEGT, ratifié en décembre 2011, accélérer la destruction de la forêt et priver les communautés de leurs moyens de subsistance».

Source : Agence Ecofin

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