Cameroun : le gouvernement se défend d’atteintes aux droits de l’homme en zone anglophone

Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication du Cameroun, s'est défendu d'atteintes aux droits de l'homme en zone anglophone portées par les Etats-Unis | © AFP/Pacome
Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication du Cameroun, s’est défendu d’atteintes aux droits de l’homme en zone anglophone portées par les Etats-Unis | © AFP/Pacome

Le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, s’est défendu des accusations d’atteintes aux droits de l’homme portées par les Etats-Unis dans la gestion des manifestations de Bamenda et de Buea, deux villes de la zone anglophone en proie à des émeutes depuis deux semaines.

Dans un point de presse tenu vendredi soir à Yaoundé, la capitale du pays, il a affirmé que «les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre ont fait preuve de retenue et de professionnalisme», le gouvernement s’étant par ailleurs attelé à maintenir le dialogue et la concertation, dans le but de trouver des solutions appropriées aux revendications des avocats et des enseignants d’expression anglaise.

Selon lui, ce sont plutôt les forces de maintien de l’ordre ont été à maintes reprises agressées, les auteurs de ces actes s’exposant à des poursuites devant les tribunaux et encourant «les sanctions qu’ils méritent».

Issa Tchiroma Bakary a aussi précisé que des enquêtes étaient diligentées sur les cas d’exactions signalés dans les rangs desdites forces de l’ordre, et annoncé des mesures disciplinaires appropriées si ces allégations s’avéraient exacts.

En terme de bilan des affrontements, et alors que plusieurs médias locaux à capitaux privés font état de morts à Bamenda (Nord-Ouest) et de dizaines d’étudiants de l’université de Buea (Sud-Ouest) blessés ou interpellés, le porte-parole du gouvernement a reconnu «une vingtaine de blessés et un décès, un vigile tué par des vandales faisant usage d’une arme artisanale».

Dénonçant avec la plus grande fermeté la propagation d’informations mensongères, la manipulation des esprits et les méthodes d’intimidation au moyen des réseaux sociaux, et rappelant que les personnes convaincues de tels actes s’exposent aux sanctions prévues par la loi, M. Tchiroma a réitéré l’appel des pouvoirs publics à la tolérance, à la pondération, au sens de la responsabilité citoyenne et au dialogue.

A ceux qui appellent au fédéralisme ou à la sécession des régions anglophones, il a rappelé qu’«aucune atteinte à l’unité et à la cohésion nationales, ainsi qu’à l’intégrité territoriale, si chèrement acquises, ne sera tolérée».

Issa Tchiroma Bakary répondait ainsi à une sévère mise en garde du Département d’Etat américain, qui dans un communiqué a exhorté le gouvernement camerounais «à protéger et à défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales, à veiller à ce que toutes les voix soient entendues et respectées et à préserver les garanties consacrées dans sa Constitution et ses obligations internationales».

Profondément préoccupés par les pertes en vies humaines, les blessures et les dégâts causés par des manifestations violentes à Bamenda et Buea, les Etats-Unis avaient appelé toutes les parties «à faire preuve de retenue, à s’abstenir de nouvelles violences et à engager un dialogue en vue d’une résolution pacifique des protestations en cours».

On rappelle que les enseignants d’obédience anglophone, dans un environnement qui a fini par prendre une coloration politique, dénoncent leur marginalisation dans le système éducatif national alors que les avocats exigent la traduction de plusieurs textes juridiques dans leur langue de travail.

© CAMERPOST avec © APA

  • les étudiants de l’Université de Buea ont attaquer les forces armées avec quelle arme ?ce mr est un traite il va payé pour sa trahison

  • Ta position est connu d’avance tu es dans ton rôle

  • lui là il devait démissionner il fait honte au Cameroun

  • lui là il devait démissionner il fait honte au Cameroun

  • Ne vous enfaites pas il y aura 0 morts à bamenda comme ds le temps à yde. Le Cameroun ne change tjrs pas

  • Menteur

  • Y a t-il un pays ki bafou les droits humains dans ce monde plus k les usa? Oui nous condamnons ces violences mais nous n’acceptons l’ingerance. Nous avons rfi publier les photos de la Centrafrique disant k c’est à bamenda. Attention

  • Demokratie ??????????????????????