Cameroun : Le gouvernement dément les accusations de Green Peace sur la déforestation de la réserve du Dja

Cameroun : Le gouvernement dément les accusations de Green Peace sur la déforestation de la réserve du Dja

Les autorités camerounaises ont catégoriquement démenti lundi, les accusations de l’ONG internationale Green peace au sujet de la « déforestation sauvage » de la réserve du Dja dans la région du Sud, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Appelé à s’expliquer sur la question devant la représentation nationale, le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF) Philip Ngolé Ngwese a battu en brèche, « des allégations » de cette Organisation non gouvernementale (ONG).

« Aucune déforestation n’a eu cours ou n’est en cours actuellement dans la réserve du Dja » a –t-il martelé.

A en croire le ministre pour qui Grean peace veut «nuire à l’image du Cameroun» il est établi que « le défrichement de la plantation de Sud-Cam estimé à 5 930 hectares dénoncé par Grean Peace se déroule à l’extérieur de la zone tampon constitutive de la zone de sécurité.».

Une position irréfutable  d’après les autorités, d’autant que les trois études d’impact environnemental menées entre 2010 et 2015 avant l’octroi des concessions à la société de droits français SUDCAM  avaient été sanctionnées par des certificats de conformité.

Et le MINFOF de rappeler la mission de l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la santé) qui avait séjourné au Cameroun en 2015 n’avait relevé aucune menace de déforestation.

Pourtant, des sources rapportent que 42% de cette déforestation ont eu lieu depuis 1 an et demi seulement.

D’où sans doute ces affirmations de Green Peace selon lesquelles « la biodiversité du Dja est soumise à une forte pression depuis une décennie. ».

Ce qui a sans doute amené l’ONG à préciser qu’ on y retrouve « le braconnage, la construction du barrage hydroélectrique de Mékin au nord, la perspective d’un projet d’exploitation minière de nickel-cobalt actuellement détenue par Geovic à l’Est, et, surtout, le développement de la vaste plantation d’hévéa de la société Sud-Cameroun Hévéa (Sudcam) à quelques centaines de mètres de sa frontière occidentale. ».

La réserve du Dja a été créée en 1950 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 grâce à la diversification des espèces présentes dans le parc et à la présence d’espèces en voie de disparition.

Elle est également reconnue en tant que réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 1982 et est l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes, soit environ 5 000 km2.

© CAMERPOST avec APA

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