Cameroun – Gare routière de Sodiko : Paul Naséri Bea exige le respect de la réglementation

Paul Naseri Béa, Préfet du Wouri | © CAMERPOST / ONE
Paul Naseri Béa, Préfet du Wouri | © CAMERPOST / ONE

Le préfet du Wouri, Paul Naséri Bea, a présidé jeudi le 3 mars 2016 une importante séance de travail à laquelle ont pris part les responsables des agences de voyage. Il leur est accordé très peu de temps pour respecter la nouvelle réglementation. Ils ont jusqu’au 31 mars prochain pour être en règle et permettre la décongestion des rues de la ville de Douala.

Ceci concerne tous ceux chargés du transport interurbain et les populations du Littoral en direction des régions de l’Ouest et du Sud-Ouest et inversement. L’ultimatum leur a été donné par le chef de terres du département du Wouri lors de la réunion de crise qu’il a eu avec ces derniers dans ses services à Douala.

Après la pose des scellés dans plusieurs différentes agences de voyage il y a deux jours, le Préfet déclare : « nous avons pris des décisions pour permettre à toutes les agences de se rendre à la gare routière de Sodiko et de ne pas traverser le pont pour entrer en ville afin d’éviter les problèmes d’embouteillages. Ils doivent s’y conformer ». De plus, les concernés doivent fournir dans les prochains jours un cahier de charges qui répond aux exigences du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala afin d’exercer leurs activités dans les normes compte tenu du nouveau plan d’occupation des sols.

Résistance

La réunion de jeudi dernier intervient au moment où fermées par l’autorité pour  le désordre et les embouteillages qu’elles créaient au quartier Deido, ces agences ont ouvert de nouveau leurs portes et menaçaient de faire une grève. Les habitants  du quartier Deido et tous ceux qui traversent  ce quartier  de la ville de Douala sont surpris  de voir les agences  de voyages fermées  au mois de septembre 2015 dernier encore opérationnelles.  Les récalcitrants ont repris du service et ce depuis plusieurs semaines déjà. Ils enregistrent, embarquent et débarquent  les passagers au vu et au su de tous.

A la question de savoir  quelles sont les accords les ayant permis de reprendre du service au quartier Deido, les  indociles déclarent n’être au courant de rien. «Les négociations ont eu lieu entre le préfet et  les patrons.  Nous,  les employés ne sommes pas au courant de ces accords-là. Nous ne pouvons pas vous renseigner à ce sujet», lancent quelques-uns. Malheureusement pour eux, leurs activités ne seront pas de longue durée.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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