Cameroun : francs-maçons et francs-patrons

Jérémie Sollè, patron de la Grande Loge unie du Cameroun, lors des Rehfram, en février 2016, à Douala. | © Capture d'écran / jissey.eklablog.com
Jérémie Sollè, patron de la Grande Loge unie du Cameroun, lors des Rehfram, en février 2016, à Douala. | © Capture d’écran / jissey.eklablog.com

Bien que nombre de chefs d’État francophones s’y côtoient, les Loges africaines apparaissent toujours comme un lieu de pouvoir occulte et semblent impuissantes à désamorcer les conflits qui déchirent le continent. Zoom sur le Cameroun, qui a accueilli l’édition 2016 des Rehfram.

« Le grand maître ! » annonce une voix avec autorité. La trentaine de personnes rassemblées se lève dans la pièce sans fenêtres et dont les murs sont peints de symboles maçonniques. La grande porte du temple de la Loge numéro 1 s’ouvre. Entrent alors plusieurs hommes arborant des cordons bleu azur, le collège des grands officiers, suivis d’un autre de taille moyenne, la soixantaine rondouillarde. C’est le patron de la Grande Loge unie du Cameroun (Gluc), affiliée au Grand Orient de France.

Jusqu’à sa retraite, en 2012, Jérémie Sollè, médecin biologiste, était le directeur général de l’hôpital Laquintinie, le plus important de Douala… Lire la suite

Source : © Jeune Afrique

Par Georges Dougueli