Cameroun : Foot, terrorisme et économie à la une des journaux

Les chantiers de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football 2019, la lutte contre le terrorisme et les questions socioéconomiques ont les faveurs des journaux camerounais publiés jeudi.

Cameroun : Foot, terrorisme et économie à la une des journaux

Sortant quelque peu de sa spécialité, Le Quotidien de l’Économie (LQE) a sondé l’ambiance du côté de la Confédération africaine de football (CAF) dont la mission, «que le Cameroun redoute», est attendue le 20 août prochain : conduite par l’Égyptienne Shereen Arafa, elle sera constituée de six experts dont un responsable du cabinet indépendant PriceWaterhouse.

Il convient de noter, précise InfoMatin, que le budget de la CAN 2019 passe de 500 à 700 milliards FCFA, du fait du nouveau cahier de charges, consécutif au passage du tournoi de 16 à 24 équipes.

Et pour dire que la récréation est terminée, que le temps du travail est venu, Le Jour présente les membres du Comité d’organisation (COCAN) nommés la veille, non sans relayer les propos dans la presse malgache du président de la CAF, Ahmad Ahmad, qui affirme que son organisme va se mobiliser pour la réussite de ladite compétition.

Le pays, renchérit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), peut également compter sur l’Italie et le Canada, qui par la voix de leurs ambassadeurs à Yaoundé «rassurent» : «Le Canada et l’Italie sont en effet, à travers des entreprises de leurs pays respectifs, impliqués dans des chantiers de la compétition. Occasion pour les deux diplomates, de rassurer sur l’expertise de ces entreprises, la livraison des différents ouvrages dans les délais impartis et l’accompagnement constant desdites sociétés auprès du Cameroun.»

Pour les prochains mois, détaille Baromètre Communautaire, en plus d’accélérer le rythme de construction des stades devant accueillir les matches d’ouverture et la finale, actuellement estimé à 20% de taux de réalisation, le pays doit s’attaquer au plus vite aux volets routes, hébergement et autres équipements de diffusion des rencontres, autant de défis pour lesquels le chef de l’État, Paul Biya, a renouvelé l’engagement que les délais seront tenus.

Mais, tempère la même publication, à deux ans de la compétition, si le pays se satisfait du nouveau cahier de charges de la CAF, il n’en demeure pas moins que la tâche reste immense et les risques de dérapages nombreux.

Abordant un tout autre sujet, La Nouvelle Expression (LNE) prévient quant au casse-tête du prochain recensement général de la population et de l’habitat, marqué notamment par la circulation de millions de fausses cartes nationales d’identité octroyées à des étrangers à travers des réseaux de corruption au sein de la police, les affres de la guerre contre la secte islamiste Boko Haram dans le septentrion ainsi que l’afflux des réfugiés, aussi bien dans cette partie du pays que dans la région de l’Est frontalière avec la République centrafricaine.

Et de s’interroger lourdement : au fait, même au cas où ils seraient sincères, à quoi serviront les données de l’opération qui interviendra en fin d’année, lorsqu’on sait que les résultats du 3èmedénombrement, intervenu en novembre 2005, n’ont jamais été exploités pour des besoins de planification et de développement ?

Mais s’il y a un domaine dans lequel le Cameroun peut légitimement tirer satisfaction, et que relève LNE, c’est celui des exportations dont certains produits, à l’instar des cosmétiques, du savon et du chocolat, rencontrent un franc succès à l’étranger.

Un autre secteur que salue CT, c’est la prestation des forces de défense sur le front de la lutte contre le terrorisme et dont le professionnalisme vient d’être salué par les États-Unis.

«Les forces de sécurité camerounaises sont vraiment professionnelles. Durant leurs trois années de combat contre l’ennemi Boko Haram, elles ont appris beaucoup et ont fait preuve de leur efficacité par leur courage et leur expertise», déclare dans cette publication l’ambassadeur Michael Stephen Hoza, arrivé en fin de séjour en terre camerounaise.

Il convient pourtant de ne pas dormir sur ces lauriers, avertit Émergence qui alerte sur le spectre d’une rébellion armée dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Selon ce journal, le fait que 5 individus, récemment interpellés et disposant d’un arsenal de fabrication de bombes dans un bunker, montre à suffisance que la crise anglophone tend à entrer dans une phase de guérilla plus violente encore que ce qui a été enregistré depuis octobre 2016.

© CAMERPOST avec APA

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