Cameroun : le FMI estime à 1 à 2% du PIB, l’impact de la guerre contre Boko Haram sur les finances publiques

le FMI estime à 1 à 2% du PIB, l’impact de la guerre contre Boko Haram sur les finances publiques | © AP / SIPA / REBECCA BLACKWELL
le FMI estime à 1 à 2% du PIB, l’impact de la guerre contre Boko Haram sur les finances publiques | © AP / SIPA / REBECCA BLACKWELL

Dans son rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique sub-saharienne à fin avril 2016, publié ce 3 mai, le Fonds monétaire international (FMI) ouvre une réflexion sur l’impact de la menace terrorisme sur les économies de certains pays africains.

On apprend qu’au Cameroun, bien que « la menace du terrorisme se concentre dans les régions rurales et pauvres », notamment l’Extrême-Nord du pays, celle-ci a cependant « provoqué une augmentation des dépenses de sécurité dont l’impact budgétaire se situe aux alentours de 1 à 2 % du PIB ».

En clair, le financement du déploiement de l’armée camerounaise le long de la frontière avec le Nigeria dans la région de l’Extrême-Nord depuis bientôt 2 ans, ainsi que la participation à la Force multinationale mixte, constituée par les armées de quatre Etats du Golfe de Guinée en proie à la menace de la secte terroriste nigériane Boko Haram, etc., ont sérieusement grevé le budget de l’Etat camerounais.

Concrètement, en considérant l’estimation du FMI sus-mentionnée et le PIB du Cameroun, que la Banque mondiale situait à 32,05 milliards de dollars US en 2014, soit plus de 17 000 milliards de francs Cfa ; la guerre contre Boko Haram a déjà coûté entre 170 et 340 milliards de francs Cfa au Trésor public camerounais.

Au bas mot, en plus des pertes en vies humaines, officiellement estimées à plus de 1000 personnes depuis 2013, Boko Haram a déjà fait dépenser au gouvernement camerounais plus de l’enveloppe budgétaire de 163 milliards de francs Cfa nécessaire à la construction dans la capitale, d’un stade de 60 000 places devant abriter les matches de la CAN 2019.

La borne supérieure de l’estimation du FMI correspondant quant à elle à plus de 80% des financements nécessaires (400 milliards FCfa) pour que le gouvernement camerounais construise, sur fonds propres, la centrale hydroélectrique de Natchigal (en gestation dans la région du Centre), d’une capacité de production de 400 MW.

Source : © Investir Au Cameroun

Par Brice R. Mbodiam

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz