Cameroun – Filières café et cacao : le gouvernement déplore le foisonnement institutionnel

Henri Eyebe Ayissi, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural | DR
Henri Eyebe Ayissi, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural | DR

Le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, a demandé au ministre de l’Agriculture et du Développement mural, Henri Eyebe Ayissi, de lui soumettre un schéma d’allègement du dispositif institutionnel et de rationalisation des interventions des acteurs intervenant dans les filières café et cacao.

Cette recommandation a été faite jeudi à Yaoundé, la capitale du pays, au cours d’un Conseil de cabinet qui est l’instance de régulation de l’action gouvernementale.

Elle intervient alors que le gouvernement se montre de plus en plus embarrassé par la situation de pléthore d’intervenants dans les filières café et cacao.

Ces mêmes secteurs, apprend-on, connaissent des problèmes liés à l’absence de statistiques agricoles, l’étroitesse des périmètres exploités, le vieillissement des producteurs, l’enclavement des bassins de production, les pratiques culturales et post-récoltes archaïques, les difficultés de financement ainsi que le coût prohibitif des engrais.

S’agissant spécifiquement de l’état des lieux des filières café et cacao, et selon le gouvernement, il est caractérisé par une production dont la croissance demeure très insuffisante.

Pour 2015, le Cameroun, qui dispose par ailleurs d’un plan de relance et de développement adopté en 2014, a ainsi produit 250.000 tonnes de cacao 23.000 tonnes de café, alors que les objectifs à l’horizon 2020 sont de 600.000 tonnes pour le cacao et 160.000 tonnes de café.

© CAMERPOST avec © APA