Cameroun – Fête du 20 mai : Le Sdf dénonce l’agression sur le député Nintcheu – 23/05/2014

Dans une déclaration du secrétaire régional à la communication du Sdf pour le Littoral, son président a été violemment pris à parti par des hommes en tenue.

John Fru Ndi, président national du Social Democratic front (SDF).
John Fru Ndi, président national du Social Democratic front (SDF).

La célébration de la 42ème édition de la fête nationale de l’unité a vraisemblablement eu un goût amer pour le président du Sdf dans la région du Littoral. D’après une déclaration du parti, rendu publique ce mercredi 21 mai 2014, l’élu du peuple a été victime d’une agression « barbare perpétrée par une patrouille composée d’éléments de la police et de la gendarmerie et manifestement orchestrée sur hautes instructions du Gouverneur de la Région du Littoral ».

Portant l’estampille de Xavier Beleme Anang, secrétaire régional à la communication du Sdf, la déclaration indique que l’acte a été perpétré lorsque le député se rendait à la place de l’Udeac pour assister à la parade couronnant les activités liées à la fête de nationale de l’unité. «Son véhicule a été stoppé net au niveau du carrefour marché des fleurs, un des accès qui mènent au lieu des festivités, par des policiers et des gendarmes qui, d’entrée de jeu, ont confessé avoir reçu la consigne stricte de procéder à la fouille systématique dudit véhicule» révèle la déclaration. Motif évoqué :«le véhicule du président régional comporterait des banderoles hostiles au gouvernement et des tracts antipatriotiques».

«A la question du Président régional de savoir s’il s’agissait d’une mesure exceptionnelle exclusivement dirigée contre sa personne, les sbires ont répondu par l’affirmative. S’en sont suivies, des échauffourées», éclaire la déclaration du Sdf. Un document dans lequel, le parti de la balance dans le Littoral «dénonce avec la dernière énergie cet agissement rétrograde qui rappelle les pires périodes de la gestapo hitlérienne».

Aussi, le Sdf Littoral «trouve par ailleurs lamentable et déplorable qu’au moment où le pays a besoin des slogans patriotiques pour galvaniser ses filles et ses fils dans la lutte féroce contre les nébuleuses terroristes, nos forces de défense et de sécurité à Douala choisissent de bomber laconiquement et pitoyablement le torse sur un député de la Nation dont le seul tort a été de posséder une banderole sur laquelle était inscrit le message républicain suivant : Non à la tribalisation des institutions. Oui à une véritable unité nationale».

Source : © La Nouvelle Expression

Par Vivien Tonfack

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