Cameroun – FECAFOOT : Tombi à Roko « satisfait » de la sentence du Tribunal arbitral du sport

Tombi à Roko, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) | Ph. Archives

Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Tombi à Roko Sidiki, a dit sa « satisfaction » quant à la sentence rendue lundi dernier par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse), confirmant l’invalidation de son élection mais demandant à la justice du pays de la faire appliquer.

Dans son arrêt, cette instance avait confirmé une décision rendue le 12 novembre 2015 par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du pays (CNOSC), annulant tout le processus électoral querellé et qui avait abouti, le 28 septembre 2015, à la désignation du bureau exécutif fédéral.

Pour cette instance, l’entier processus électoral avait été mené sous l’égide d’un article relatif à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives dans le pays, « qui l’a vicié ».

« La sentence rendue par le TAS me donne satisfaction, a-t-il déclaré sur une radio locale. C’est une bonne décision pour tous les membres du comité exécutif de la FECAFOOT parce que le TAS a demandé de retourner régler cette affaire au Cameroun et, pour nous, le gouvernement avait déjà tranché cette affaire en indiquant que la CCA, en invalidant le processus électoral querellé, avait outrepassé ses prérogatives. »

En novembre 2015, au plus fort de la contestation de l’élection de Tombi à Roko Sidiki et de son bureau, c’est le ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt qui, s’appuyant sur la loi relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ainsi que le décret portant organisation de son département, affirmait que les dispositions lui « donnent compétence exclusive » de veiller au respect par les fédérations des lois et règlements en vigueur.

Selon le ministre, les lois du pays ne reconnaissaient à la CCA du CNOSC « que le pouvoir de statuer sur les litiges opposant les licenciés et les fédérations sportives après épuisement des voies de recours internes à chaque fédération ».

Pour lui, en se prononçant sur un cas afférent au respect de la légalité républicaine, cette chambre avait outrepassé ses compétences en violation des règles de compétence qui, du reste, sont d’ordre public.

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