Cameroun – FECAFOOT: Joseph Antoine Bell traine en justice deux journalistes et un analyste de sport – 27/05/2015

Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but international du Cameroun | Photo d'archives
Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but international du Cameroun | Photo d’archives

A l’origine, une affaire de diffamation dont se dit victime le meilleur gardien africain du siècle dernier.

Le feuilleton judiciaire relatif à une affaire de diffamation qui a pour plaignant Joseph Antoine Bell, a connu son premier épisode hier dans les locaux de la Police judiciaire du Littoral au quartier Bonanjo à Douala.

Samuel Nzoké, abonné des studios de radio et plateaux de télévision en qualité de consultant en sport, était hier lundi 25 mai 2015 en fin de matinée dans les locaux de la Direction régionale de la Police judiciaire pour le Littoral à Douala-Bonanjo. Il a répondu présent à une convocation émisse à la suite d’une plainte de Joseph Antoine Bell, l’ancienne gloire des Lions indomptables de football et candidat à la présidence de la Fédération camerounaise de football. A en croire une source proche du dossier, l’ex gardien de but emblématique de l’Union sportive de Douala à porter plainte avec comme motif, «diffamation et dénonciation calomnieuse». Après avoir été auditionné, Samuel Nzoké est reparti libre avec une nouvelle convocation qui l’oblige à revenir à la Police judiciaire, le lundi 1er juin 2015 pour la suite des auditions.

Pendant que La Nouvelle Expression y était, l’officier de police judiciaire en charge de ce dossier avait apprêté deux autres convocations qui seront bientôt adressées à Cyrille Kemegne et Duvalier Monkam, journalistes et présentateurs des émissions radios au cours desquelles l’accusé Samuel Nzoké aurait affirmé qu’il détient les documents qui prouvent que, dans l’espoir de museler Bell Joseph Antoine alors très critique à l’endroit du processus électoral à la Fédération camerounaise de football, ce dernier a été corrompu avec la rondelette somme de 50 millions de FCFA par les dirigeants du Comité de normalisation de la Fécafoot. C’est donc pour laver son honneur que le champion d’Afrique 84 et 88 a saisi l’autorité judiciaire.

A l’origine de cette affaire, un article publié le jeudi 26 mars 2015 sur le site Mboafootball avec comme titre, « Fecafoot : 50 millions FCFA pour J.A. Bell ». Dans cet article, l’auteur Joel Atanga, affirme que Joseph Antoine Bell, candidat à l’élection à la présidence de la Fécafoot a reçu 50 millions de FCFA du Comité de normalisation pour ne plus critiquer la gestion du processus électoral par Joseph Owona et ses collaborateurs du Comité de normalisation. «Cher Monsieur Atanga, je n’ai pas reçu de l’argent 10 francs ou 50 millions, de qui que ce soit pour quoi que ce soit, en rapport de près ou de loin avec la Fécafoot. Je n’en recevrai jamais, parce qu’on n’achète pas une conception de la vie…», avait écrit Joseph Antoine Bell dans son Droit de réponse. «Je suis reparti en campagne en 2014 pour apporter ma contribution au redressement du football camerounais. S’il s’agit de céder aux pouvoirs de l’argent et pire de la corruption, je ne suis pas l’homme de la situation.

Le fruit de mon travail me permet de vivre décemment ; je suis de ceux qui pensent que les dirigeants d’une association doivent apporter à celle-ci (leur expertise, leur carnet d’adresses, leur disponibilité et le cas échéant un peu de leur ressources financières). Mais en aucun cas ils ne doivent se servir dans les caisses de cette association, fut-elle – en apparence trompeuse – financièrement prospère…», avait ainsi conclu son Droit de réponse, le candidat malheureux à l’élection de la présidence de la Fécafoot édition 1996.

Nonobstant le retrait de l’article du site, nonobstant ce Droit de réponse, la polémique n’a pas cessé d’enfler autour de cette histoire.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Nana Paul Sabin

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz