Cameroun – FECAFOOT : Bidoung Mkpatt ignore l’annulation du processus électoral par la CCA  du CNOSC

Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt a constaté « la validité du processus électoral » de la fédération camerounaise de football | Illustration/DR
Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt a constaté « la validité du processus électoral » de la fédération camerounaise de football | Illustration/DR

Le ministre camerounais des Sports (MINSEP), Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, a constaté mercredi « la validité du processus électoral » de la fédération nationale de football (FECAFOOT).

Un arrêté de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du pays (CNOSC) avait, quelques jours plus tôt, déclaré « nul » ce texte.

Cette prise de position, consignée dans un communiqué, est intervenue des concertations organisées avec «toutes les parties prenantes» dans la capitale du pays, Yaoundé.

«Dans le souci de préserver la sérénité du football camerounais», M. Bidoung Mkpatt a invité tous les acteurs concernés à «mettre en œuvre et à pérenniser le consensus obtenu aux assemblées générales extraordinaires des statuts et du code électoral» de la fédération.

Pour justifier son immixtion dans ce dossier, le s’est appuyé sur la relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ainsi que le décret portant organisation de son département qui lui «donnent compétence exclusive» de veiller au respect par les fédérations des lois et règlements en vigueur.

La loi suscitée, a-t-il soutenu, ne reconnait à la CCA du CNOSC «que le pouvoir de statuer sur les litiges opposant les licenciés et les fédérations sportives après épuisement des voies de recours internes à chaque fédération».

Et de constater qu’«en se prononçant sur un cas afférent au respect de la légalité républicaine, cette Chambre a outrepassé ses compétences en violation des règles de compétence qui, du reste, sont d’ordre public».

Jeudi dernier, rappelle-t-on, la CCA du CNOSC avait déclaré «nul l’ensemble du processus électoral» organisé par la FECAFOOT «au sein des ligues départementales et régionales ainsi que celui poursuivi au niveau fédéral».

Pour elle, l’entier processus électoral avait été mené sous l’égide d’un article relatif à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives dans le pays «qui l’a vicié», et prévenu les parties de ce qu’elles disposaient d’un délai de 21 jours à compter de la notification de la sentence pour se pourvoir devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne (Suisse).

La FECAFOOT avait ainsi été traînée devant la CCA par Abdouraman Hamadou, Joseph Antoine Bell et Emmanuel Loga, des représentants de clubs et non moins farouches adversaires du président fédéral, Tombi à Roko Sidiki, élu en fin septembre dernier.

Ceux-ci s’appuyaient en effet sur une disposition des nouveaux statuts fédéraux, «en contrariété» avec la loi relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun, qui oblige à faire participer tous les corps de métiers du football au processus électoral depuis les ligues locales jusqu’au niveau national.

Or, selon la CCA, la FECAFOOT a mené ledit processus en violation des dispositions légales.

© CAMERPOST avec © APA

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