Cameroun : des familles de victimes en colère après la catastrophe ferroviaire

Des passagers du train Intercity quittent les lieux de l'accident, vendredi 21 octobre à Eseka, au Cameroun. | © STRINGER / AFP
Des passagers du train Intercity quittent les lieux de l’accident, vendredi 21 octobre à Eseka, au Cameroun. | © STRINGER / AFP

Le bilan continue de s’alourdir, deux jours après la catastrophe ferroviaire qui s’est déroulée entre Yaoundé et Douala. Le déraillement du train Intercity vendredi 21 octobre à la mi-journée a fait au moins 75 morts et plus de 600 blessés, selon des chiffres encore provisoires. Sur place, les secours poursuivaient samedi soir la désincarcération des victimes. A Yaoundé et Douala, des cellules de crise ont été mises en place pour des familles de victimes en plein désarroi.

A Eseka comme à Yaoundé, certaines familles de victimes se sentent abandonnées. Pour elles, le transporteur ferroviaire Camrail n’a pas été à la hauteur du drame. Pas d’oreille attentive, pas de cellule d’encadrement, pas de manifeste de passagers ou liste de victimes consultable pour faciliter les recherches des familles dans le désarroi.

Une série de reproches qui ont du mal à passer du côté de la compagnie, qui rappelle que deux cellules de crise ont presque immédiatement été mises sur pied – une à Douala, la seconde à Yaoundé -, en plus d’une ligne verte qui a traité, depuis les premières heures du drame, des centaines d’appels de personnes en quête d’informations.

Les cellules de Yaoundé et Douala travaillent, indique à RFI une source de la compagnie, à accompagner psychologiquement des parents de victimes et à la supervision des opérations de prises en charge dans les hôpitaux.

Mais malgré tout, dans l’opinion, des interrogations et parfois de la colère subsistent. Aussi bien le transporteur que les pouvoirs publics sont montrés du doigt comme ayant été défaillants.

Samedi en fin d’après-midi, au lendemain de l’accident, le président Paul Biya a annoncé par décret une journée de deuil national qui aura lieu ce lundi 24 octobre.

Opération toujours en cours

Dans le même temps, depuis deux jours, des éléments du génie civil sont en première ligne dans les opérations de recherches des victimes et de dégagement de la voie ferrée. Ils concentrent leurs efforts…

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