Cameroun – Exploitation forestière illégale : Le Foder dénonce l’inertie du MINFOF

Le Foder dénonce l’inertie du MINFOF face à l’exploitation illégale forestière | Ph. Illustration

C’était lors d’une conférence de presse sur la restitution des rapports de l’observation indépendante externe, tenue le 21 janvier à Yaoundé.

Le ministère des forêts et de la faune traine le pas dans la lutte contre l’exploitation illégale forestière. C’est ce qui ressort de la conférence de presse organisée par le Foder (Forêt et développement rural) dans le cadre du projet « de la mise en œuvre du système Normalisé d’Observation Indépendante Externe », mardi 21 février à Yaoundé.

Ce projet  mis en œuvre par Foder consiste à coopérer avec les communautés riveraines pour identifier et dénoncer les activités forestières potentiellement illégales afin d’informer les autorités compétentes et les parties prenantes. « Nous avons réalisé pas mal de missions. Nous avons observé un cas présumé dans le village de Mboumo dans l’arrondissement de Messamena dans la region de l’Est. Certains membres du comité paysan forêt dénoncent une complicité et de mauvaises gestions de revenus issus d’activités illicites forestières » a révélé Henri Mevah, coordonnateur du programme de préservation de la biodiversité par la promotion des micros projets communautaires autour des aires protégés du Cameroun (papel).

Apres une descente sur le terrain et l’établissement d’un rapport, celui-ci est mis à la disposition de l’administration. « C’est à l’administration d’aller vérifier la véracité et si c’est établie, dressé des procès verbaux des atteintes à loi » explique t-il. Mais malgré tout ce travail effectué par le Foder, le MINFOF ne fait pas preuve de réactivité.

Pour le chef de programme du Foder, Justin Kamga, au début l’administration organisait des missions de vérification sur le terrain et appliquait des sanctions. Mais ce que «  Nous relevons depuis un certain moment les rapports de dénonciation que nous envoyons, n’ont pas de suite » avant de poursuivre « plus le ministère des forêts traine l’opérateur continu d’exploiter illégalement. Et le jour qu’il y a descente l’opérateur aura déjà effacé toutes les preuves d’illégalités. »

Faut-il le rappeler le Cameroun et l’Union européenne ont signé un accord de partenariat volontaire (APV) dont l’un des points est l’application des règlementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et de produits dérivés.

© CAMERPOST par Alain Ghislain Kanga