Cameroun – Enseignement catholique : Les enseignants maintiennent la pression sur l’archevêché de Douala

Les enseignants crient leur colère | © CAMERPOST/JN
Les enseignants crient leur colère | © CAMERPOST/JN

Pour la deuxième journée consécutive, ils ont observé un sit-in devant l’archevêché de Douala.

« Nous ne reprendrons pas les cours tant que nos revendications ne seront pas prises en compte ». Ces paroles prononcées par un enseignant gréviste d’une école catholique de l’archidiocèse de Douala en disent long sur la détermination des maîtres et maîtresses en colère. Ce 12 novembre 2015, les manifestants se sont retrouvés à l’esplanade de la cathédrale dès 7 heures 30, plus déterminés qu’avant. Après s’être rassemblés, ils ont prié puis exécutés en rang tel des élèves l’hymne nationale du Cameroun, pour finir par des chants de revendications ponctués de coups de sifflets et de youyous. Ce, devant le regard des forces de l’ordre médusés. Au-delà de leurs revendications qui portent sur l’amélioration de leur condition de vie et de travail, les manifestants s’indignent contre l’indifférence de l’archevêque de Douala. « Depuis qu’il est arrivé hier, il n’a même pas daigné se rapprocher de nous. Il reste cloîtré dans son palais », affirmé un manifestant. Ce dernier souligne par ailleurs que cette attitude n’est pas pour arranger les choses. « C’est du mépris et c’est dommage que ça vienne d’un archevêque, je suis vraiment très déçu », conclut-il.

Toute la journée, l’on a observé un incessant ballet des autorités administratives, sécuritaires et syndicales à l’archevêché de Douala. L’inspecteur du travail qui s’est mué en négociateur n’a pas pu convaincre les enseignants grévistes à regagner les salles de classe.  Un déblayage qui inquiète de plus en plus les parents d’élèves qui se posent des questions sur le sort qui est réservé à leurs enfants. « Il faut que l’archevêque arrange cette situation, ce n’est pas bien pour nos enfants qui n’ont pas eu les cours depuis deux jours, or nous avons payé la scolarité », a indiqué Marie Kindè, une parente d’élève. Le malaise est tout aussi perceptible au sein des chrétiens catholiques. « Il faut qu’on trouve une solution à ce problème. Ce n’est pas bien pour l’image de l’Eglise catholique et de notre archidiocèse. Les médias sont là et filment et ça passe dans les médias. C’est une mauvaise publicité », a souligné Richard M, un chrétien catholique.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)

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