Cameroun : une enquête judiciaire ouverte après la catastrophe ferroviaire d’Eséka

Le déraillement d'un train Yaoundé-Douala a coûté la vie à 79 personnes, le 21 octobre 2016. | © REUTERS/Josiane Kouagheu
Le déraillement d’un train Yaoundé-Douala a coûté la vie à 79 personnes, le 21 octobre 2016. | © REUTERS/Josiane Kouagheu

Le président camerounais Paul Biya a signé mardi 25 octobre un décret portant création d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire du 21 octobre qui a coûté la vie à 79 personnes. Elle est présidée par le Premier ministre et constituée de ministres ayant en charge les questions de sécurité. Sur le plan de l’enquête proprement dite, elle est pour le moment concentrée autour des auditions du conducteur du train par les officiers de la police judiciaire.

L’audition de ce témoin capital a commencé dès samedi lendemain de l’accident. Il a déposé des heures et des heures devant les enquêteurs. Selon les sources de RFI, ils refont le parcours avec lui au détail près de la centaine de kilomètres de rails parcourus jusqu’à l’instant fatidique du déraillement à Eseka.

Le conducteur détiendrait l’une des clés de compréhension du drame. Il bénéficierait néanmoins de conditions de garde à vue assouplies, le procureur de la République lui ayant concédé, a-t-on appris, qu’il est au même titre que les autres accidentés dans un état psychologique fragile. Il devrait cependant être poursuivi pour homicide involontaire.

Mais les enquêtes ouvertes ne s’arrêtent pas à ce seul conducteur. Tous les aspects techniques et administratifs ayant concouru à la validation de ce voyage doivent être revisités.

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