Cameroun – Emmanuel Noel Ngobina : « Les joueurs craignent… de jouer sur le bitume »

Emmanuel Noel Ngobina, entraineur de football | © CAMERPOST / Olivier Ndema Epo

Entraineur de Koba football club.

Quelles sont les difficultés rencontrées au quotidien par un entraineur de futsal au Cameroun ?

Le contact est permanent dans un espace réduit. Il faudrait être permanemment en mouvement. Nous crions beaucoup parce que les enfants sont statiques. Le futsal demande beaucoup plus d’énergie et de mouvement que le football.  Tous nos gars pratiquent en réalité le football.

Quels ont les critères de sélection des joueurs, sachant qu’ils pratiquent tous le football ?

La rapidité, l’explosivité et la vivacité. Le futsal demande beaucoup de mobilité. Il faut aussi être athlétique pour pratiquer cette discipline. C’est de cette manière que l’on effectue le tri. La technique individuelle n’est pas en reste. Elle est très importante également

Vous êtes vous-même entraineur de football. Ou vous êtes-vous formé pour le futsal ?

Nous assistons à des stages. Des instructeurs de haut niveau viennent nous assister au Cameroun. Nous essayons aussi de pratiquer le futsal en club.

Êtes-vous satisfait du niveau du futsal au Cameroun ?

Dire oui serait un mensonge ! il n’y a pas de quoi être satisfait au vu de notre retard. Le retard est visible d’abord au niveau de l’organisation générale. L’on n’oublie pas les infrastructures. Dans quelles conditions pratiquons-nous le futsal au Cameroun ? ce n’est pas normal ! jouer sur le bitume présente des risques importants. L’on peut facilement contracter une blessure dans ces conditions. Cela explique la prestation des joueurs. Ils ont peur d’aller au contact. Un handicap majeur ! nous avons pourtant un Palais polyvalent des Sports. Difficile de savoir pourquoi nous n’en disposons pas.

© CAMERPOST par Olivier Ndema Epo

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