Cameroun – Electricité : le transport et la distribution à l’origine des graves délestages selon Théodore Nsangou

Théodore Nsangou, directeur général d'Electricity development corporation (EDC). | Photo B-OD
Théodore Nsangou, directeur général d’Electricity development corporation (EDC). | Photo B-OD

Les coupures graves et intempestives d’électricité enregistrées depuis quelques semaines sur le réseau interconnecté sud (RIS) du Cameroun, le plus important du pays, «sont liées aux problèmes de transport et de distribution d’énergie électrique», selon le directeur général de l’entreprise de patrimoine Electricity Development Corporation (EDC), Théodore Nsangou.

S’exprimant mardi dans le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, il a indiqué que la centrale hydroélectrique de Lom Pangar (Est), encore en construction, avait permis d’injecter plus de 3 milliards de mètres cubes d’eau dans le fleuve Sanaga entre décembre 2015 et mars 2016, contribuant ainsi à réduire le déficit de l’ordre de 70%.

Selon Théodore Nsangou, les 30% restants de déficit sont imputables aux problèmes de transport et de distribution.

Dans un reportage de terrain, en effet, Cameroon Tribune fait état d’un taux de pourriture touchant 40.000 poteaux en bois et plusieurs transformateurs saturés et autres installations défectueuses sur le RIS.

«Au jour d’aujourd’hui, tous les transformateurs sont surchargés, que ce soit à Yaoundé ou à Douala», a déclaré Théodore Nsangou, soulignant que l’énergie produite à la centrale hydroélectrique de Song-Loulou, l’une des plus importantes du Cameroun, ne parvient pas dans les zones en attente, y compris la région de l’Ouest.

A en croire le patron d’EDC, l’équilibre global pourrait être atteint d’ici 4 à 5 ans, grâce notamment à l’entrée en activité de la Société nationale de transport d’électricité (SONATREL, entreprise de patrimoine), créée en octobre 2015 avec pour principales missions le transport de l’énergie électrique et la gestion du réseau de transport, pour le compte de l’Etat, des domaines jusque-là dévolus à la société de distribution.

En avril 2015, l’opérateur Eneo, qui au passage ne communique pas sur la crise actuelle, annonçait qu’il allait consacrer plus de 37,5 milliards de FCFA à la réhabilitation et à la sécurisation de ses infrastructures, ainsi qu`à l`accroissement de son portefeuille d`abonnés.

Auparavant, en mai 2014 son ancêtre, AES-SONEL s’était engagé à investir 3 milliards FCFA pour améliorer, en 6 semaines, le réseau de transport et de distribution de l’électricité à Douala et Yaoundé, les métropoles économique et politique du Cameroun.

© CAMERPOST avec © APA

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