Cameroun – Electricité : Des compteurs à prépaiement proposés par une société sud-africaine – 02/03/2015

Jean-Pierre Kedi, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).
Jean-Pierre Kedi, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).

L’entreprise sud-africaine Kazang vient de présenter au Cameroun ses offres relatives à la mise sur pied d’une plateforme de gestion des compteurs à prépaiement d’électricité au Cameroun, a-t-on appris de source officielle.

Cette initiative, amorcée depuis plus d’un an, rentre dans le cadre des projets de construction des branchements électriques dénommés ‘’Preretd” et ‘’Pererins”, conduits par l’entreprise de patrimoine Electricity Development Corporation (EDC) et l’Agence d’électrification rurale (AER).

Kazang propose, entre autres, la mise en place d’une plateforme informatique matérielle sécurisée obéissant aux normes internationales, la vente de la plateforme informatique logicielle, la cession des guichets et autres appareils produisant des tickets de ‘’crédit d’énergie” ainsi que la formation du personnel en charge du système en vue d’un meilleur transfert de technologies.

Pour l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), l’offre est intéressante car elle permet d’expérimenter la résolution de certains problèmes du secteur notamment les surfacturations, les difficultés de paiement et bon nombre d’autres difficultés commerciales auxquels fait face l’opérateur ENEO, filiale du fonds d’investissement britannique Actis.

La présentation de ladite offre, apprend-on, présente toutefois quelques limites liées notamment à la prise en compte de la structure tarifaire camerounaise, qui tient compte du nombre de kilowatts/heure consommés mensuellement.

Les bailleurs de fonds du projet ont ainsi prorogé les dates de déblocage des financements à la mi-février 2015, avec cette conditionnalité que les spécifications techniques des compteurs à acquérir soient clairement définies.

En juillet 2013, rappelle-t-on, l’ARSEL avait lancé un avis de sollicitation à manifestation d’intérêt pour la mise en œuvre d’un projet pilote sur les compteurs intelligents.

Il s’agissait alors, dans un premier temps, d’évaluer l’impact attendu de la démarche sur les plans fiscal, économique, budgétaire, environnemental et social, mais aussi d’apprécier ledit impact sur les performances du secteur, d’adapter l’environnement règlementaire et législatif actuel au déploiement harmonieux du programme, de choisir les technologies les plus appropriées, d’élaborer des normes sur le dispositif envisagé mais aussi de cibler des manufacturiers désireux de s’installer au Cameroun.

Au terme de deux enquêtes nationales menées en 2011 et 2012 auprès des abonnés du service public d’électricité, l’ARSEL avait conclu que le service commercial et même technique actuellement fourni par l’opérateur était décrié par les abonnés en matière de délais d’intervention, lors des pannes et autres avaries sur le réseau.

L’ARSEL notait aussi un manque de fiabilité dans la facturation, la performance des compteurs actuellement utilisés, un mode de paiement des factures fastidieux et peu varié, un nombre élevé de pertes sur le réseau.

© CamerPost avec © APA

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