Cameroun – Elections à la FECAFOOT : un interminable processus – 23/03/2015

Joseph Owona, président du Comité de normalisation de la Fédération nationale de la discipline (FECAFOOT). Photo d'archives
Joseph Owona, président du Comité de normalisation de la Fédération nationale de la discipline (FECAFOOT). Photo d’archives

Six mois. C’est le délai qui a été de nouveau imparti au Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) par la Fédération internationale de football association (Fifa) vendredi dernier.

Soit jusqu’au 30 septembre 2015. Durant cette période, il s’agit de procéder au plus tard, en fin mai, à l’élection des membres de l’assemblée générale, à l’adoption des textes revus en août 2014 d’ici fin juillet et à l’élection du nouveau président de la fédération au plus tard le 30 septembre. C’est la quatrième prorogation d’un mandat institué en juillet 2013 pour une durée de huit mois. Mais en fin septembre prochain, on en sera à plus de deux ans d’un processus de normalisation qui n’en finit pas. Tellement interminable que le gouvernement s’est impliqué pour trouver une voie de sortie à la crise qui secoue la plus célèbre association sportive camerounaise.

Alors que la Fifa avait annoncé la décision de son Comité exécutif pour ce 20 mars, sur la suite du processus après l’intervention du Tribunal arbitral du sport (TAS), une délégation camerounaise s’est rendue à Zurich (Suisse), comme le signale le communiqué rendu public par le ministère de la Communication. D’après le gouvernement, une position commune, entre toutes les parties en conflit, avait été arrêtée notamment sur la révision de plusieurs articles des nouveaux textes relus. Notamment en ce qui concerne le SG de la fédération qui devrait désormais démissionner six mois avant le lancement du processus électoral. Et c’est cette position que la délégation a présentée à la Fifa la semaine dernière.

Si le courrier du SG de l’instance mondiale, Jérôme Valcke, salue la recherche du consensus, on peut y noter toutefois des éléments intrigants. Notamment au sujet de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Cameroun. La Fifa ne reconnaît toujours pas la place de cette Chambre et revendique une fois de plus le droit de gérer ses affaires de « façon indépendante ». En clair, les articles 78 et 79 qui ont notamment justifié la décision de la CCA validée par le TAS ne devraient pas être modifiés. Eux qui consacraient le caractère facultatif de la saisine de la CCA, et plaçait au même pied d’égalité le Tribunal arbitral du football créé par les nouveaux textes.

Pourtant, dans son communiqué, le gouvernement annonce qu’au cours de la concertation préalable, les parties se sont mises d’accord sur cette question : « Ainsi, le Tribunal arbitral du football créé au sein de la Fécafoot a été maintenu, mais ses décisions peuvent faire l’objet de recours auprès de la CCA du CNOSC, conformément aux dispositions de l’article 44, alinéa 2 de la loi 2011/018 ».

Du côté du Comité de normalisation, son président, le Pr Joseph Owona, conforté dans sa posture, a déjà annoncé que le processus électoral sera repris à zéro. Le camp d’en face, s’il faut l’appeler ainsi, n’entend pas, pour sa part, baisser les bras et s’annonce déjà, une fois de plus, du côté du TAS. Ce qui laisse déjà présager d’autres turbulences. A moins que toutes les parties ne suivent définitivement la voie du consensus prôné par le gouvernement.

Source : © Cameroon Tribune

Par Josiane Matia

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