Cameroun – Ecrans Noirs : les clés de la 20e édition

Les clés de la 20e édition des Ecrans Noirs | © Culture Ebene
Les clés de la 20e édition des Ecrans Noirs | © Culture Ebene

La cérémonie d’ouverture au palais des Congrès vendredi dernier a laissé place à un vent de nostalgie.

Rétrospective. Entre 1997 et 2016, 20 éditions des Ecrans Noirs ont attiré à Yaoundé des centaines de cinéastes nationaux et internationaux. Le 15 juillet dernier, alors que le ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Narcisse Mouelle Kombi, représentant personnel du chef de l’Etat, a déclaré ouverte cette 20e édition, une nouvelle page de l’histoire de ce festival dédié au 7e art, s’écrit, avec encore plus de défis. Le 28 avril dernier, la reconnaissance d’utilité publique était accordée à l’Association Ecrans Noirs. Preuve que, selon Bassek ba Kobhio, président de ladite association et délégué général du festival, les Ecrans Noirs c’est un rêve qui a germé et mûri. Surtout évolué, notamment avec l’entrée en jeu de la compétition, au cours de la 12e édition, et de plein d’autres innovations au fil des années. Les films camerounais ont désormais droit à leur propre compétition, le festival se profile en ligne et les entrées dans les salles se font payantes.

Une mutation dans le temps saluée par le MINAC, qui a avant tout, mis en avant la capacité de formation de l’association, et sa collaboration avec le département ministériel dont il a désormais la charge. « Ecrans Noirs est au service du 7e art camerounais et africain. A force de persévérance, de sacrifice, vous avez su démontrer de quoi vous êtes capable », a reconnu Narcisse Mouelle Kombi, avant de souhaiter aux cinéphiles une belle dizaine de jours autour de cette fête du cinéma. Bassek ba Kobhio a, quant à lui, tenu à remercier tous les partenaires qui l’ont accompagné au cours de ces 20 éditions, et a tendu une perche à la jeunesse, avenir du festival. Le dîner d’ouverture au Musée national, village du festival cette année, a meublé la suite de cette première soirée des Ecrans Noirs.

La cérémonie d’ouverture a également donné l’occasion de rendre hommage à d’illustres noms du 7e art africain, aujourd’hui disparus, tels que Sembene Ousmane, Philippe Mory, Dieudonné Kabongo, ou encore Adama Drabo. Mais, il n’y a pas que des regrettés personnages qui ont eu droit aux honneurs. Jean-Pierre Dikongue Pipa, unique réalisateur camerounais à avoir remporté l’Etalon d’or de Yennenga, prestigieux sacre du Fespaco avec son film « Muna Muto », a reçu le Prix Charles Mensah, Ecran d’honneur du festival, remis des mains du ministre Grégoire Owona, président du Conseil d’administration des Ecrans Noirs. 58 films en compétition et 24 hors-compétition sont à voir. A chaque cinéphile de faire son choix, jusqu’au 23 juillet prochain.

Source : © Cameroon Tribune

Par Monica NKODO

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