Cameroun – Droits de l’homme : La résolution 275 de la commission africaine piétine

Sommet de l'Union Africaine | Illustration/DR
Sommet de l’Union Africaine | Illustration/DR

C’est ce qui ressort d’un atelier de deux jours organisé à Douala dans le but de promouvoir la vulgarisation et la mise en pratique de cette disposition.

Adoptée par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples lors de sa 55ème session ordinaire tenue à Luanda en Angola, du 28 avril au 12 mai 2014, la résolution 275 peine à entrer en vigueur au Cameroun, comme l’ont indiqué les organisations de défense des droits de l’homme. Celles-ci rappellent à toute fin utile que cette résolution vise entre autre à mettre fin aux violences telles que : les agressions physiques, la torture, le meurtre, les arrestations arbitraires, les exécutions extra judiciaires, l’extorsion et le chantage, les violations des droits de l’homme commises par les acteurs étatiques et non étatiques et ciblant les défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile intervenants sur les problématiques liées à l’orientation sexuelle en Afrique… Des mesures dont la mise en application par l’Etat du Cameroun se fait toujours attendre, si l’on en croit le Réseau  des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac). Celui-ci affirme à ce sujet que « l’Etat camerounais ne s’est pas approprié cette résolution et n’a pas affiché une volonté politique allant dans le sens de la vulgarisation et de la sensibilisation de tous les acteurs ». Las d’attendre que l’Etat prenne en charge la vulgarisation de cette résolution, les organisations de défenses des droits de l’Homme ont décidé de prendre le problème à bras le corps, d’où l’organisation de l’atelier de Douala tenu les 15 et 16 octobre 2015, dont le but visé était de vulgariser la résolution 257, d’outiller les défenseurs des droits humains sur les méthodes de plaidoyer autour de cette résolution afin de promouvoir, de défendre et de protéger les droits des minorités vulnérables.

Il convient de préciser que tout en condamnant toutes les formes de violences et de violations des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples invite les Etats partis de s’assurer que les défenseurs des droits de l’homme exercent leurs activités dans un environnement propice, dénué de stigmatisation, de représailles ou de poursuites pénales en rapport avec leurs activités, y compris les droits des minorités sexuelles.  Dans le même ordre d’idées, la Charte africaine recommande aux Etats de tout faire pour éradiquer les actes de violences et d’abus de toutes sortes perpétrés tant par les autorités étatiques ou non étatiques, ce, en promulguant et en appliquant effectivement les lois appropriées. Ce qui n’est pas encore le cas au Cameroun, à en croire les défenseurs des droits de l’homme.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)

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