Cameroun – Encore un drame : Il se suicide dans un supermarché de la ville de Douala

Le corps sans vie du jeune Valère Adjeme Zeh | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Le corps sans vie du jeune Valère Adjeme Zeh | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Décidément la capitale économique vibre au rythme des tragédies qui inquiètent plus d’un ces derniers jours. Alors que l’actualité pour l’heure tourne encore autour de l’affaire Koumateke Monique et ses jumeaux décédés dans des circonstances dramatiques samedi le 12 mars 2016, un autre incident s’est produit en mi-journée du lundi 14 mars dernier. Une scène digne des films d’Hollywood. Alors que clients et vendeurs vaquaient à leurs occupations respectives au supermarché Mahima à Akwa (Douala), c’est un cri qui s’est fait attendre et a drainé une foule immense sur les lieux recouverts de sang humain. Il s’est agi du cri d’un jeune homme qui s’est tranché la gorge. Sans aucune explication au préalable. Le nommé Valère Adjeme Zeh a décidé de mettre fin à ses jours grâce à un couteau pris au rayon des ustensiles de cuisine. Après avoir pourtant fait la ronde dans ce supermarché menu d’un panier dans lequel il mettait ses marchandises.

Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui justifie cet acte ignoble ? Voilà autant de questions qui continuent à tarauder les esprits des témoins et même le Commissaire du 1er arrondissement de Douala, ainsi que le Procureur de la République du Tribunal de première instance de Bonanjo, tous descendus sur les lieux au moment où se trouvait Camerpost. Des pièces d’identité découvertes sur la dépouille, informent de ce qu’il serait employé dans une agence de sécurité de la place. Une enquête a été ouverte.

Cette scène comme nous le disions plus haut n’est pas différente de celle qui secoue la ville en ce moment. En rapport avec le décès d’une femme et ses jumeaux. Elle s’appelait Monique Koumatekel et est morte samedi dernier. Elle était exposée nue, à même le sol, sur la véranda de la nouvelle maternité qui venait d’être inaugurée il y a quelques semaines à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Une formation sanitaire de référence qui défraie la chronique depuis quelques temps.

Tous ces événements amènent les acteurs de la société civile, les populations de la métropole économique en particulier et du triangle national et international en général, à interpeller le Gouvernement camerounais ; à se mobiliser sur les réseaux sociaux, surtout à exiger que les enquêtes ouvertes produisent des résultats portés à la connaissance du grand public contrairement à l’ordinaire.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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