Cameroun : Dimanche, fête du travail !

La Fête du travail c'est dimanche | Photo DR
La Fête du travail c’est dimanche | Photo DR

À 48 h de la célébration, les ateliers de couture et de sérigraphie ne désemplissent pas.

A quelques heures de la Fête du travail, les préparatifs gagnent en intensité. Hier à 9 h, au marché Mokolo par exemple, le crissement des machines à coudre était plus bruyant que d’habitude. C’est que lors de ladite fête, le point d’orgue est la grande parade au Boulevard du 20 mai. Et à l’occasion, les défilants se font distinguer à travers pagnes, polos et Tee-shirts logos de leurs entreprises. Ainsi, chacun veut être paré pour la fête. Dans les ateliers, c’est le branle-bas. Ça défile. Des clients s’y rendent soit pour vérifier si leur tenue est déjà confectionnée ou alors pour négocier une couture tardive. « J’ai apporté mon tissu lundi, et je devais le récupérer hier, mais il n’avait pas terminé. J’ai pris une permission ce matin, car je préfère rester sur place jusqu’à ce qu’il termine. Sinon, je ne vais pas participer au défilé dimanche », explique Delphine F. Dans cet atelier, l’équipe s’attèle à la tâche dès 7h du matin et arrête vers les douze coups de minuit.

C’est la même ambiance dans les ateliers de sérigraphie où les tee-shirts, banderoles et casquettes sont en train d’être floqués. Valérie, tient un atelier de sérigraphie au lieu-dit Coron à Yaoundé. Depuis quelques jours, elle est surchargée par de nombreuses commandes qu’elle doit livrer au plus vite. Assistée par ses quatre employés, ils produisent environ 150 Tee-shirts par jour, depuis le 15 avril dernier. Ici, c’est un travail à la chaîne. Entre la conception du logo (pour les entreprises qui n’en possèdent pas), le flocage jusqu’à l’empaquetage et la livraison, chaque employé joue un rôle déterminant.

Dans les administrations publiques et privées, les syndicats, c’est également le branle-bas. Au-delà des conférences-débats organisées autour du thème central de l’événement, des campagnes gratuites de dépistage de différentes maladies sont en cours. De même que des tournois sportifs et autres séances d’investissement humain.

Source : © Cameroon Tribune

Par Carine TSIELE