Cameroun – Deuxième pont sur le Wouri : Le gros œuvre est achevé

Le gros œuvre du deuxième pont sur le Wouri est achevé | Ph. Archives

Le dernier béton permettant de relier les deux parties de l’ouvrage a été coulé jeudi soir.

Depuis jeudi, 12 janvier 2017, le fleuve peut être franchi d’une rive à l’autre par le deuxième pont sur le Wouri, long de près de 800m. Trente-huit mois après la pose de la première pierre par Paul Biya, le président de la République, le 14 novembre 2013. En effet, le clavage final, signifiant la jonction des deux parties de l’ouvrage, côté Deido et côté Bonabéri, a été officiellement exécuté. Un instant important, marquant l’achèvement du gros-œuvre, qui s’est déroulé en présence de Guy Daniel Abouna Zoa, directeur général des Travaux d’infrastructures, représentant le ministre des Travaux publics.

Sur le chantier de construction du deuxième pont donc, les autorités, placées sur la partie Deido, ont pu voir la girafe à l’œuvre, cet appareil qui conduit le béton de l’estacade jusqu’au lieu où le matériau doit être coulé. Coulage dans le dernier voussoir (élément de structure du pont), la 378e portion de l’ouvrage. Sous l’œil vigilant des ouvriers.  Pour ceux qui n’étaient pas au four et au moulin comme pour les visiteurs, c’était le moment d’immortaliser la scène, avec quelques selfies parfois. Un moment qui pour Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, est un pas de plus vers une mobilité plus facile pour les populations de la cité économique.

C’était l’occasion pour Youssef Ben Salah, chef de mission/assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), de donner la situation actuelle  du  projet  :  82% d’avancement sur le marché de base ; comme perspectives, une mise en service du pont à la fin d’année 2017 afin d’assurer la circulation des véhicules à partir du 31 décembre ; l’ouverture à la circulation sur l’ouvrage ferroviaire au 31 juillet 2017 ; la fin des travaux au 19  septembre  2018  pour toute la partie Deido qui a subi des travaux complémentaires très importants : dénivelé du giratoire Scdp, accès dénivelé au niveau du Pad, la bretelle en déviation, etc.

Guy  Daniel  Abouna  Zoa  a, quant à lui, souligné l’importance à plusieurs niveaux de ce deuxième pont sur le Wouri : une circulation aisée qui « permettra d’avoir au moins deux ou trois points de croissance » ; et plus que les deux côtés de la ville de Douala, ce sont deux parties du Cameroun et au-delà, qui seront reliées ; la mise en pratique de la stratégie du pays sur la croissance et l’emploi avec les nombreux locaux travaillant sur le chantier ; enfin, « un exemple de coopération agissante entre deux pays » avec le prêt de l’Agence française de développement et la contribution de l’Etat du Cameroun.

Source : © Cameroon Tribune

Par Rita DIBA

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