Cameroun : Deux soldats tués et au moins 20 blessés lors d’une opération contre Boko Haram – 13/06/2015

Un dispositif défensif du BIR (Bataillon d'intervention rapide) à Fotokol (extrême-Nord du Cameroun). L'armée camerounaise n'a pas le droit de franchir la frontière nigériane | Photo : Georges Dougueli
Un dispositif défensif du BIR (Bataillon d’intervention rapide) à Fotokol (extrême-Nord du Cameroun). L’armée camerounaise n’a pas le droit de franchir la frontière nigériane | Photo : Georges Dougueli

Deux soldats camerounais ont été tués et plus d’une vingtaine d’autres blessés suite à l’explosion d’une grenade lors d’une intervention visant à contrer une incursion des membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’Extrême-Nord, selon un bilan non officiel communiqué par des témoins et des sources sécuritaires.

“Les combattants de Boko Haram à motos sont entrés mercredi soir à Blamé [localité de la région de l’Extrême-Nord proche de la frontière nigériane], pour une attaque qui n’a pas fait de victime. Ils ont surpris des call-boxeurs [revendeurs de crédits de communication] qu’ils ont délestés de leurs téléphones. Une intervention militaire a suivi, mais a tourné au drame”, a rapporté à Xinhua un témoin.

L’information a été confirmée par des sources sécuritaires selon lesquelles deux soldats du Bataillon d’intervention rapide ( force spéciale de l’armée camerounaise) sont morts et plus d’une vingtaine d’autres blessés après l’explosion d’une grenade tombée au sol alors que ces militaires s’empressaient de monter à bord d’ un camion de transport de troupes pour se lancer à l’assaut des islamistes. Neuf blessés graves sont dénombrés par les soldats blessés. “Ils ont été évacués à Maroua [la principale ville de la région de l’Extrême-Nord]”, a informé un responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat. Selon les mêmes sources, Boko Haram aurait en outre attaqué et emporté trois camions transportant des marchandises et un car de transport en commun, sur l’axe Mora-Kousseri, menant jusqu’à la capitale tchadienne N’Djamena. C’est une zone connue pour être poreuse en dépit du déploiement d’un important dispositif conjoint camerounais et tchadien de surveillance et de lutte contre le groupe terroriste nigérian. Pour cette raison, les forces de défense et de sécurité camerounaises recensent par exemple 16 sanctuaires pour le trafic d’armes illicites dans la seule localité de Goulfey, où une opération de démantèlement d’un réseau de trafic de carburant au profit aussi de la secte islamiste menée jeudi s’est révélée infructueuse.

Source : © Agence de presse Xinhua

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