Cameroun : Des financements pour tous les agriculteurs et éleveurs camerounais

Les organismes de financement font face au scepticisme des entrepreneurs | © CAMERPOST / ONE
Les organismes de financement font face au scepticisme des entrepreneurs | © CAMERPOST / ONE

Voici le message transmis le 20 novembre aux acteurs des filières agricole et d’élevage. C’était à l’occasion d’un séminaire organisé à la Chambre de Commerce de Yaoundé.

L’information est un intrant. Quand on est mal informé, l’investissement est voué à l’échec. Les propos sont tenus par Apollinaire Tétang, cadre au Service d’Appui aux Initiatives locales de Développement (SAILD). L’Ingénieur Agronome invite agriculteurs et éleveurs à revoir leur attitude sur le terrain. De cela dépend le décollage du secteur agro pastoral au Cameroun.

Le séminaire était en réalité une mise au point entre entrepreneurs et structures de financement. Il était question de briser la glace, selon le responsable du SAILD, initiateur du séminaire. Les acteurs des filières agricole et pastorale devraient dorénavant se rapprocher des organismes de financement, afin de bénéficier des programmes d’assistance mis à leur disposition. Des représentants de divers programmes de financement se sont donc succédés devant l’assistance, dévoilant leurs trésors. C’étaient en général des offres de formations sur le montage des projets et la conduite d’une entreprise agro pastorale. A ceci s’ajoutent une assistance technique, des dons en nature et surtout…une aide financière. Tous ces programmes de développement ne proposent pas les mêmes services, mais leur dénominateur commun est l’assistance financière. Les différents exposés présentés aux entrepreneurs ne constituaient en fait que des rappels, la plupart des programmes existant depuis de nombreuses années.

La réaction des bénéficiaires est étonnante sur le terrain. Devant autant d’avantages, de nombreux entrepreneurs agro pastoraux opposent une attitude de défiance. Très peu donnent leur confiance aux organismes censés financer leurs activités. Ils évoquent des obstacles tels la corruption, le favoritisme et le tribalisme. Ce sont là les véritables freins au succès des programmes de financement. Conclusion, peu de porteurs de projets et d’entrepreneurs profitent de cette manne.

Le Cameroun veut redynamiser le secteur agro pastoral. La filière plantain par exemple fait l’objet d’une attention particulière de la part des Pouvoirs Publics. Le plantain est  quatrième denrée agricole produite par le Cameroun, après le riz, le blé et le maïs. Selon des études récentes, l’offre annuelle est de 2 millions de tonnes, pour une demande nationale de 4 millions de tonnes. La demande sous régionale de son côté est de 8 millions de tonnes. En revanche la culture du plantain ne mobilise que 700 000 acteurs, dont 92 % sont de petits producteurs. Ces derniers occupent des aires dont la superficie n’excède pas 5 hectares. L’objectif des Pouvoirs Publics à l’horizon 2017 est de doter le Cameroun de 10 000 hectares de bananeraie. Outre le plantain d’autres produits sont en ligne de mire. Les acteurs du secteur agro pastoral doivent donc se rapprocher des programmes d’aide mis en place par le Gouvernement. Ils sont donc invités à se départir de leur sentiment de défiance. C’est de cette manière qu’ils pourront bénéficier pleinement d’une assistance financière. Il y a de la place pour tout le monde. Chaque entrepreneur peut trouver son compte, assurent les organismes de financement.

 © CAMERPOST par Olivier Ndema Epo

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz