Cameroun – Des bougies pour la paix dans le monde – 15/09/2014

Elles ont été allumées par les leaders religieux ce 13 septembre 2014 à l’occasion de la rencontre œcuménique pour la paix organisée par la communauté Sant’Egidio de Douala.

Yolande Kechandji communauté Sant'Egidio, Père André Moudassi eglise catholique orthodoxe, Gabriel Nogos bouddhiste, Père A
Yolande Kechandji communauté Sant’Egidio, Père André Moudassi eglise catholique orthodoxe, Gabriel Nogos bouddhiste, Père A.

C’est un jour nouveau. Celui qui ouvre et tend ses bras à la paix. Et l’acte se joint à la parole avec les leaders religieux ici présents. Ils avancent, chacun à son tour, à pas lent au centre de la salle. La bougie qu’ils tiennent à la main est allumée et posée sur le chandelier. Puis, une signature de l’appel de paix avant de terminer par une minute de silence en mémoire des malades et des victimes de guerre. Des actes qui valent la peine en ces temps où on enregistre des conflits de part et d’autres du monde. En occurrence le phénomène Boko haram qui sévit dans le nord du Nigéria et dans l’Extrême-nord du Cameroun. Ce sont « des terroristes qui utilisent le nom de l’islam à des fins personnelles, égoïstes et matérielles pour poser des actes assassins. Nous refusons cela. Nous devons plutôt nous soucier des autres et faire des sacrifices pour ceux qui sont dans le besoin. Devenons un réconfort et non un poisson pour les démunis. La bombe ne fait pas de distinction entre musulman et chrétien », rappelle l’Iman Daouda Aboubacar Labarang, le représentant de l’Iman principal de la mosquée centrale de Douala.

Une convive allumant sa bougie pour la paix.
Une convive allumant sa bougie pour la paix.

Des paroles qui cadrent bien avec cette rencontre œcuménique organisée en prélude à la 28e rencontre interreligieuse de prière pour la paix tenue à Anvers en Belgique du 7 au 9 septembre 2014. Elle est placée sous le thème « la paix c’est l’avenir ». Ce rendez-vous est important dans la mesure où, il « nous permet de faire connaître notre foi et nos œuvres mais également pour fortifier la fraternité et l’amitié entre chrétiens, musulmans, orthodoxes, bouddhistes, juifs, etc. Il nous permet de nous asseoir les uns à côté des autres pour réfléchir et prier pour la paix surtout lorsque nous suivons les événements tragiques qui se passent en Irak, en Syrie et bien d’autres pays », dixit Angèle Souloug, présidente de la communauté Sant’Eligio de Douala. Si l’ennemi n’est pas l’autre mais nous même comme pense le bouddhiste Gabriel Nogos, il est judicieux que « chacun soit en paix avec soi-même avant de la prôner chez les autres comme le Christ. Chacun doit être un arbre de paix chez lui, dans sa communauté, dans sa région, dans son pays et dans son continent », recommande le père André Moudassi de l’église catholique orthodoxe.

Une partie de l'assistance.
Une partie de l’assistance.

La cérémonie s’est clôturée par un témoignage d’un réfugié centrafricain sur les méfaits de l’absence de la paix. Ce dernier est installé au Cameroun depuis quelques mois pour échapper aux violences permanentes dans son pays d’origine. Au regard de l’accueil reçu jusqu’ici dans cette deuxième patrie qui est sienne, l’homme n’a pas hésité de « remercier la communauté camerounaise qui ne cesse de prier pour le retour de la paix dans mon pays. Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour les réfugiés centrafricains présents à Douala », lance-t-il. A la suite de ce témoignage, il a été demandé à toute l’assistance de continuer à dialoguer, de continuer à prier et construire un monde meilleur. De telles rencontres, selon les leaders religieux présents, se multiplieront dans les jours futurs pour que règne à jamais la paix au Cameroun et dans le monde.

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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