Cameroun : Des appels se multiplient pour la candidature de Paul Biya à la présidentielle de 2018

Des appels se multiplient pour la candidature de Paul Biya à la présidentielle de 2018  | DR
Des appels se multiplient pour la candidature de Paul Biya à la présidentielle de 2018 | DR

Une avalanche de déclarations et de motions de soutien est enregistrée à travers le Cameroun depuis quelque temps, en l’occurrence, des appels émanant des militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) appelant « avec insistance », l’actuel chef de l’Etat Paul Biya âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 34 ans, à se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

La dernière expression « forte » en date est celle des sénateurs membres de cette formation politique qui ont officiellement demandé au président de la République de se représenter à la prochaine présidentielle officiellement prévue en 2018.

« Nous exprimons le vœu que le président Paul Biya continue son action à la tête de l’Etat, raison pour laquelle, nous lui demandons d’être candidat à la prochaine élection présidentielle », ont déclaré les sénateurs.

Les membres de la chambre haute du parlement justifient leur choix par la manière dont l’actuel chef de l’Etat exerce son magistère à la tête de la nation, en mettant un point d’honneur sur la promotion de la liberté et de la démocratie, des actions de développement qu’il a engagées ainsi que son engagement et sa détermination pour assurer la sécurité des citoyens et la préservation du territoire national.

En d’autres termes, les sénateurs ne l’ont pas choisi « de manière aveugle, mais après un examen de conscience minutieux ».

Cet autre appel à la candidature de Paul Biya à briguer un autre mandat à la prochaine élection présidentielle vient à la suite de beaucoup d’autres, dont ceux des députés de l’Assemblée nationale membres de la majorité, des « élites et forces vives » du Sud, la région natale de Paul Biya et d’autres militants du RDPC.

A en croire certains analystes politiques, cette « insistance » appelant Paul Biya à se représenter à la magistrature suprême, pourrait déboucher sur une anticipation de l’élection présidentielle en 2016.

En tout état de cause, la mobilisation des responsables du RDPC et la « hargne » observée du côté d’Elections Cameroon (ELECAM) l’organe chargé de l’organisation et de la supervision du processus électoral et référendaire au Cameroun pourraient amplement présager de la tenue « dans les délais plus courts » de l’élection présidentielle.

© CAMERPOST avec © APA

  • Des appels ne se multiplient pas. Ne confondons pas la volonté de l’élite politique au pouvoir avec la volonté de tous les autres camerounais certainement plus nombreux. Et je crois que là dessus, la presse doit faire preuve de responsabilité dans le mode de communiquer.

  • Abomination