Cameroun – Dépression nerveuse : une menace pour la sante publique

Le phénomène d’accidents cardio-vasculaires liés à la dépression prend une allure inquiétante. | DR
Le phénomène d’accidents cardio-vasculaires liés à la dépression prend une allure inquiétante. | DR

Au Cameroun, le phénomène d’accidents cardio-vasculaires liés à la dépression prend une allure inquiétante. Une tendance démontre que la population la plus touchée par ce fléau est de plus en plus jeune.

La dépression nerveuse, plus communément appelée « dépression », est un trouble neuropsychique qui affecte la santé mentale et physiologique des individus. Elle se manifeste à travers des signes extérieurs qui trahissent la vulnérabilité de l’individu face aux situations de la vie, poussant parfois les uns à se suicider. Les signes les plus manifestes de ce trouble sont liés à plusieurs facteurs, à savoir : le dégoût de la vie, la perte d’appétit, la tristesse, le manque de confiance, l’isolement, et plus particulièrement la folie. Souvent qualifiée de tueuse silencieuse par les spécialistes de la psychiatrie, la dépression agit sur la personne en diminuant ses fonctions intellectuelles, cardiaques et même respiratoires fragilisant ainsi la circulation du sang. Chez certains patients, elle va jusqu’à provoquer des morts subites, dues aux accidents cardio-vasculaires.

Au Cameroun, le phénomène d’accidents cardio-vasculaires liés à la dépression prend une allure inquiétante. Une tendance démontre que la population la plus touchée par ce fléau est de plus en plus jeune. N’en restent pas moins les personnes âgées. Mais les jeunes, dont l’âge varie entre 18 et 35 ans, s’exposent de façon récurrente à ce phénomène. Les raisons qui expliquent cette situation nous révèlent un fort taux de dépressifs, surtout dans les grandes métropoles du pays. En situation de chômage pour la plupart, ces derniers sont constamment sujets à la dépression nerveuse, du fait de n’avoir aucune activité. Ce qui entraîne des névroses, et parfois même une tendance aux maladies du cœur. Avec toutes les autres maladies qu’elle peut provoquer, la dépression s’infiltre mieux dans les mœurs en favorisant le manque d’activité sportive, et le stress, à l’origine des nombreux cas de ACV dont sont victimes les populations. Ajouté à cela, notons l’obésité et le diabète, qui sont 2 principales causes de mortalité précoce chez individus souffrant de dépression.

Loin d’être un simple trouble des fonctions neuropsychiques de l’organisme, la dépression mérite toute l’attention de la communauté scientifique au Cameroun, afin de réduire les cas d’ACV récurrents dans notre pays et améliorer la santé des populations.

© CAMERPOST par Georges JIEUGANG ( Stagiaire )