Cameroun – Dénonciations : 25 à 40 cas de dossiers de divorce par mois au Tgi du Wouri

Des jeunes sensibilisés sur le mariage et les méfaits du divorce | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Des jeunes sensibilisés sur le mariage et les méfaits du divorce | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Ce constat pitoyable fait dire à la délégation régionale des affaires sociales du Littoral, que les chiffres vont croissant au fil des jours. Et cela dénote d’une crise de mariage. CAMERPOST l’a appris lors de la première édition du Forum national pour la vie de couple. Un événement qui vient d’avoir lieu à Douala. D’après l’organisatrice, par une telle initiative, il est question d’œuvrer pour bâtir des couples pour des familles stables et harmonisées en vue d’un Cameroun émergent. Autrement dit, l’idée est d’accompagner les couples, de leur donner des conseils afin de parvenir à réduire dans le futur le nombre de divorces.

Surtout qu’à en croire des avocats au Barreau du Cameroun, l’intensité de la discorde dans le mariage peut atteindre les degrés divers et les conséquences qu’elle entraine dans les rapports entre époux ou à l’égard  de leurs enfants varient d’une situation à l’autre. La crise du mariage peut ainsi aboutir soit à la dissolution du lien matrimonial, soit seulement à son relâchement. Selon l’article 77 alinéa 1 de l’ordonnance de 1981 « le mariage est dissout avec le décès d’un conjoint ou le divorce judiciairement prononcé ».

Décès et divorce sont donc deux causes de dissolution du mariage reconnus en droit camerounais. Seulement à la différence du divorce qui est un effet de la crise du mariage, le décès de l’un des conjoints constitue une cause naturelle de dissolution du lien conjugal. « Mais le divorce qui nous intéresse ici au premier chef est la dissolution du mariage du vivant des deux époux à la suite d’une décision judiciaire rendue à la requête de l’un d’eux, ou de l’un ou de l’autre dans l’un des cas prévu par la loi », peut-on lire sur une note écrite par Estelle Djomba Fabo, Conseiller juridique. Elle souligne dans ses écrits que: « le divorce dissout le mariage, mais seulement pour l’avenir, il en laisse subsister les effets dans le passé sans que la régularité de ceux-ci soit affectée. C’est la différence fondamentale avec la nullité du mariage ».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa