Cameroun : Démarrage du plan de relance des filières cacao et café – 10/02/2015

Essimi Menye,  ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
Essimi Menye, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

La hausse de la redevance à l’exportation, source de financement de la stratégie est effective.

Le lancement de la campagne caféière 2014/2015 le 05 février 2015 à Bafoussam dans le département de la Mifi, région de l’Ouest, a été l’occasion de parler des actions engagées par les pouvoirs publics pour la promotion de cette culture, ainsi que le cacao. Parmi ces actions figure en bonne place, le plan de relance des filières cacao et café adopté par le gouvernement le 30 septembre 2014 et dont la mise en œuvre vise à l’horizon 2020, une production de 120 000 t de café Robusta, 35 000 t de café Arabica et  600 000 t de cacao.

Quatre mois après l’annonce de ce plan, les activités ont effectivement démarré. D’après les informations obtenues auprès de la Cellule technique de coordination et de suivi des filières cacao et café, certaines activités ont effectivement démarré depuis décembre dernier.

Selon Evariste Evane, chef de la Cellule technique de coordination et de suivi des filières cacao et café, la revalorisation du prélèvement à l’exportation opéré sur les deux filières a déjà augmenté. Ce prélèvement est passé de 54 F à 150 F pour le cacao et 100 F pour le café. « Ces nouveaux taux sont déjà appliqués au cours des présentes campagnes. Ces fonds seront reversés au Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc) qui pourra disposer ainsi de plus de ressources pour les projets », explique notre source. Cette augmentation devrait permettre de mobiliser 31 milliards de F au courant de cet exercice et 35 milliards de F en 2016. De l’argent qui servira au financement des projets prioritaires concernant le traitement, la fertilisation des vergers, la multiplication et la distribution à grande échelle des plants à haut rendement. Il est prévu dans le cadre de ce plan de relance que l’Etat reprenne le traitement phytosanitaire généralisé  et la fertilisation des vergers dans tous les bassins de production, ce qui permettra d’augmenter la production actuelle de 40%.

Outre le volet financement du plan, le volet encadrement est également en bonne voie. La plateforme de partenariat public-privé des filières cacao et café a démarré ses activités le 09 janvier dernier à Douala, avec la constitution des sous-groupes thématiques qui sont actuellement à pied d’œuvre, d’après son président. Elle est présentée comme une instance paritaire de collaboration, de mutualisation des efforts et des moyens, de coordination participative et de proposition visant à renforcer la compétitivité des filières cacao et café.

Pour ce qui est des projets, explique Evariste Evane, « sur la base des priorités du plan, tous les projets en cours ont été reconduits, voire optimisés. Les ordonnateurs ont été invités à soumettre des avenants dans les plus brefs délais, afin de leur allouer des moyens plus conséquents, pour atteindre, du moins se rapprocher de leurs objectifs respectifs. » La cellule technique multiplie des actions de suivi et de monitoring pour mettre tout cela en cohérence et s’assurer de l’évolution des projets sur le terrain. Une première évaluation triennale à mi-parcours du plan est prévue en 2017/2018.

Source : © Cameroon Tribune

Par Josiane TCHAKOUNTE