Cameroun : Le déficit d’enseignants qualifiés en braille continue d’inquiéter les malvoyants

Le déficit d’enseignants qualifiés en braille continue d’inquiéter les malvoyants | Ph. Illustration

Le sujet est évoqué ce mercredi 4 janvier 2017 à l’occasion de la Journée mondiale du braille. « Nous avons besoin d’être éduqués. Et cela ne peut être possible que si le Cameroun multiplie des écoles de formation des encadreurs, des structures comme l’imprimerie en braille du centre de promotion des handicapés de Mimboman. Il en existe très peu du genre. Conséquence, le taux de réussite des élèves mal voyants est seulement de 2, 100%. Nous voulons et pouvons faire plus ». Ces propos des associations de défense des personnes atteintes de déficit visuel donnent des frissons. Les membres ont soif de plus de prise en compte.

Pour eux, la vie n’est pas du tout un long fleuve tranquille. « Sans le braille qui symbolise la clé de l’alphabétisation et de l’emploi à venir, nous ne sommes rien. Cela dit, les lois actuelles en matière de droit d’auteur exigent aux écoles de demander une autorisation pour reproduire les livres sous des formats accessibles comme le braille ou les gros caractères »,  lance la cible à CAMERPOST. Elle poursuit : « les pays qui ne disposent d’aucune exception au droit d’auteur pour les usagers aveugles posent un immense obstacle à l’éducation des enfants aveugles et malvoyants, qui peuvent se voir privés de l’accès aux livres et aux manuels scolaires dont ils ont besoin ».

La Journée mondiale du braille célébrée ce jour permet ainsi de souligner le handicap dont souffrent les aveugles et les malvoyants, mais aussi de rappeler l’existence du braille, un alphabet tactile. Cet événement célèbre la naissance de Louis Braille, le 4 janvier. Pour la petite histoire, Braille, qui n’est pas né aveugle mais qui l’est devenu très jeune suite à un accident, améliore un système d’écriture déjà mis à place par Charles Barbier appelé sono-graphie. Le système de Barbier se basait uniquement sur les sons, ne prenant pas en compte l’orthographe, la ponctuation, les signes mathématiques… Insatisfait, Braille met en place son propre code alphabétique construit uniquement à partir de 2 rangées de 3 points, permettant 64 combinaisons comprenant l’alphabet, les accents, la ponctuation, les caractères musicaux…Pendant plus de 200 ans, les aveugles ont appris à lire et à écrire à l’aide du braille.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz