Cameroun – Défense : Des nominations dans l’armée pour renforcer la sécurité nationale – 03/03/2015

Le chef de l’Etat a pris des textes qui renforcent le maillage des forces de défense sur le territoire national. Le commandement de la région de gendarmerie de l’Extrême-Nord remplacé.
Le chef de l’Etat a pris des textes qui renforcent le maillage des forces de défense sur le territoire national. Le commandement de la région de gendarmerie de l’Extrême-Nord remplacé.

Le chef de l’Etat a pris des textes qui renforcent le maillage des forces de défense sur le territoire national. Le commandement de la région de gendarmerie de l’Extrême-Nord remplacé.

Deux unités de très grande envergure sont pourvues de leurs commandants. Les responsables des 21 ème et 22 ème brigades d’infanterie motorisées (Brim) dont les postes de commandement vont être basés à Bamenda et à Buéa ont été nommés samedi 28 février dernier par décret présidentiel. Le colonel Eyenga Sevérin est le premier commandant de la 21ème Brim. Le colonel Eyong Tambong Ebot est, pour sa part à la tête de la 22ème Brim. Ces deux grosses unités avaient été créées le 26 septembre 2014 dernier. Leur création correspond à une volonté des autorités de Yaoundé de doter toutes les frontières de moyens de feu lourds.

Les brigades d’infanterie étant en réalité la principale arme d’occupation de notre armée de terre. Autre décret signé samedi, celui portant nomination de deux commandants de régions de gendarmerie. Le colonel Louba Zal va commander la 2ème région de gendarmerie avec pour siège Douala, tandis que le Colonel Mbilla Ernest est affecté, lui, au commandement de la 4ème région de gendarmerie dont le siège est à Maroua. Ce dernier vient remplacer à ce poste le colonel Oussoumanou Massokano, promu inspecteur par un autre décret à la gendarmerie nationale.

Une promotion qui peut paraître à l’observateur comme une déchéance. La région de gendarmerie avait été créée le23 décembre 2014 et ses responsables n’ont pas exercé deux mois leur commandement. On peut subodorer que la nomination du colonel Mbilla Ernest vient résoudre un problème d’éthique dont des organisations de la société civile comme Amnesty International ont accusé les responsables des forces de maintien de l’ordre de la région.

Le commandant de la légion de l’Extrême Nord, le colonel Zé Onguéné Charles, a été limogé. La légion a été scindée en deux : la légion de l’Extrême- Nord et celle du Logone et Chari, dont Le Jour avait annoncé la création il ya quelque temps. Pour remplacer le colonel Zé Onguéné Charles à la tête de la légion de l’Extrême- Nord, le colonel Dambouka Elissa a été nommé. A la tête de son homologue du Logone et Chari, le colonel Nomo Jean Claude a été promu. D’autres responsables ont été nommés au ministère de la Défense, notamment ceux chargés des questions de logistique et d’intendance et du renseignement.

L’administration du ministère en général et de certaines de ses structures décentralisées a aussi été pourvue de nouveaux responsables. De même, de nouveaux magistrats  de l’ordre judiciaire ont été nommés dans des parquets des tribunaux militaires de même qu’un officier magistrat chargé de l’action publique devant les Chambres militaires des cours d’appel.

Source : © Le Jour

Par Aziz Salatou

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