Cameroun – Dédouanement : question de temps !

Dédouanement, question de temps ! | Photo d'illustration
Dédouanement, question de temps ! | Photo d’illustration

Les acteurs du commerce extérieur réunis à Douala pour une formation sur la durée nécessaire à l’enlèvement des marchandises.

Le temps nécessaire pour la mainlevée. C’est autour de ce sujet que s’articule la formation de quatre jours ouverte le 26 juillet, à l’hôtel Prince de Galles d’Akwa à Douala. Organisés par les douanes camerounaises et l’Organisation mondiale des Douanes (Omd), les travaux connaissent la participation de nombreux acteurs du commerce extérieur : chargeurs, acconiers, transporteurs terrestres, Dit, le Gpac, la douane, bien entendu, etc.

« L’Organisation mondiale des Douanes répond à une requête express des douanes camerounaises, à l’effet de venir les préparer, ainsi que l’ensemble des parties prenantes intervenant dans les opérations de dédouanement, d’enlèvement des marchandises, à un exercice : la mesure du temps nécessaire pour la mainlevée », a expliqué Samson Bilangna, de l’Omd. D’après cet expert, c’est un point important, « dans un contexte particulier où l’OMC vient d’adopter l’accord sur la facilitation des échanges, qui indique de façon expresse que ses pays-membres devraient pouvoir mesurer et publier de façon périodique le temps nécessaire pour la mainlevée. C’est un exercice de transparence pour lequel l’administration des douanes s’engage ».

Pour en revenir à l’exercice, l’Etude sur le temps nécessaire pour la mainlevée (ETNM) est un outil de l’OMD. Un ensemble de directives portant sur la façon de mener une étude relative au temps nécessaire pour la mainlevée dans un pays donné. L’ETNM poursuit divers objectifs : identifier les goulots d’étranglement dans la chaîne logistique internationale et/ou les contraintes qui pèsent sur la mainlevée par les douanes ; évaluer les techniques, procédures, technologies et infrastructures nouvelles ou modifiées, ou les changements administratifs ; établir une mesure de base de la performance et de la facilitation des échanges ; identifier les opportunités d’amélioration de la facilitation des échanges ; évaluer la position comparative du pays comme outil de référence.

Selon le directeur général des Douanes du Cameroun, Edwin Fongod Nuvaga, des avancées devraient être enregistrées au terme de la formation. « Nous aurons maintenant une structure unique pour mesurer le temps de passage des marchandises au port de Douala. Par le passé, il y avait plusieurs structures qui faisaient ces études et il y avait des positions un peu divergentes. » Il précise que ce sera la même chose à l’aéroport de Douala et aux différentes frontières du Cameroun.

Source : © Cameroon Tribune

Par Alliance NYOBI