Cameroun – Dédicace : un livre pour comprendre la ruée vers des églises dites de réveil

Cameroun – Dédicace : un livre pour comprendre la ruée vers des églises dites de réveil

De plus en plus, des Camerounais sollicitent des pasteurs pour des prières et délivrances qui, malheureusement, se soldent en échecs. Créant alors des incompréhensions et des frustrations. De mauvais résultats qui, pour l’écrivain Marie Louise Nangoa, Camerounaise de nationalité, s’expliquent par plusieurs raisons qu’elle a énumérées dans un ouvrage intitulé : « Echecs en délivrance et prières non exaucées : une question de droit plus qu’une affaire de puissance ». Le point avec CAMERPOST.

Echec des séances pourtant prisées

Marie Louise Nangoa vient de procéder à la dédicace de son livre à Douala. C’était samedi le 3 juin 2017 lors d’une cérémonie courue. L’auteur définit les différentes actions de ce monde spirituel que sont les malédictions, les enchantements, les condamnations ainsi que leurs conséquences telles que les oppressions, la captivité, etc. Pour elle, une délivrance efficace est « celle qui allie à l’usage de la puissance, la prise en compte de toutes les procédures requises en vue de l’exécution des promesses de Dieu ».

Le livre de 400 pages analyse à la lumière des Saintes Ecritures toutes les solutions proposées actuellement dans l’Eglise comme le recours à l’exorcisme, aux prophètes, aux objets et produits sanctifiés. L’auteur démontre que ces solutions relèvent toutes de la puissance et sont incapables de régler des problèmes de droit spirituel.

Le droit très peu pris en compte par les églises

Voilà qui justifie le titre: « Echecs en délivrance et prières non exaucées : une question de droit plus qu’une affaire de puissance ». La foule présente dans la métropole économique a vite fait de s’arracher cet ouvrage. D’après Marie Louise Nangoa, camerounaise de nationalité, « il s’agit là d’un premier ouvrage qui aborde la problématique de l’échec aux délivrances sous le prime du droit spirituel ».

La première partie de l’opus raconte des faits vécus par l’auteur et l’ayant amené à se poser la question de savoir si Dieu n’est plus le Tout-Puissant. L’écrivain affirme que « la principale cause d’échecs en délivrance réside dans le fait que l’Eglise se focalise sur la puissance et laisse de côté le droit ». La deuxième partie revient sur l’influence de l’invisible ou monde spirituel dans la vie de tout homme.

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