Cameroun – Décret présidentiel : Les habits neufs de la SOPECAM

Les habits neufs de la SOPECAM | Illustration/Archives
Les habits neufs de la SOPECAM | Illustration/Archives

Des décrets du président de la République signés hier portent transformation de l’entreprise et approbation de ses statuts.

Ce qu’il faut retenir :

La première chose à retenir des textes présidentiels signés hier c’est que la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) se met désormais en conformité avec la loi N°99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic. L’entreprise s’est conformée à cette loi qui régit les entreprises publiques au Cameroun. Il existe à ce niveau, trois types de sociétés, à savoir des sociétés anonymes, des établissements publics administratifs et les sociétés à capitaux publics. Pour ce qui la concerne, la SOPECAM devient une société à capital public ayant pour actionnaire unique, l’Etat. L’entreprise est dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Au plan pratique, l’entreprise bénéficie d’une plus large autonomie de gestion vis-à-vis de l’Etat. Il n’existe plus de contrôle financier ni d’agence comptable, mais des commissaires aux comptes

Quels sont désormais les organes de l’entreprise ?

La Société de presse et d’éditions du Cameroun compte désormais les organes suivants : une assemblée générale, un conseil d’administration et une direction générale. Les statuts de l’entreprise ramènent à une dizaine, le nombre de membres du conseil d’administration, désigné pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. S’agissant de la direction générale, elle est tenue par un directeur général, assisté d’un adjoint, tous nommés pour un mandat de trois ans renouvelable deux fois.

Quel sera le rôle des organes dirigeants ?

Le conseil d’administration et la direction générale peuvent prendre des décisions au plan managérial sous réserve des modalités de contrôle que la tutelle technique ou financière exerce sur les entreprises publiques. Il s’agit de plus de flexibilité qui ne veut pas dire indépendance.

Quid de la tutelle de la SOPECAM ?

Elle ne change pas. Comme le relève l’article 3 du décret portant transformation de l’entreprise, elle reste placée sous la tutelle technique du ministère chargé de la communication et sous la tutelle financière du ministère chargé des finances.

A propos des objectifs de l’entreprise

Les missions assignées à la SOPECAM ne changent pas fondamentalement par rapport à ce qui était prévu dans le décret N°85/1716 du 12 décembre 1985 portant réorganisation de la SOPECAM. Même si actuellement l’objet n’est plus restrictif comme c’était le cas lorsque l’entreprise était sous un contrôle fort de l’Etat, comme on peut le voir à l’article 2 du décret portant transformation de la SOPECAM qui indique entre autres le « développement de toutes activités connexes ou complémentaires à son objet social ». Maintenant l’entreprise a un dispositif qui est plus général et lui permet de se mouvoir avec plus de flexibilité. Ce qui devrait lui permettre de développer plus de ressources. La Société de Presse et d’éditions du Cameroun reste néanmoins une entreprise publique appartenant toujours à l’Etat du Cameroun.

Source : © Cameroon Tribune

Synthèse de Jean Francis BELIBI

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