Cameroun : De nouveaux équipements de production et de signalisation au PAD

De nouveaux équipements pour résoudre la carence en outil de production et de défaut de signalisation | Photo d'illustration
De nouveaux équipements pour résoudre la carence en outil de production et de défaut de signalisation | Photo d’illustration

Une pilotine, neuf conteneurs de bouées et des pièces de rechange, viennent d’être réceptionnés par le ministre délégué auprès du ministre des transports, Mefiro Oumarou à Douala.

Acquis par un financement sur fonds propres de plus de 900 millions de Fcfa, cet équipement donne ainsi au Port autonome de Douala l’occasion de réduire les risques liés à la navigation sur le chenal de Douala. Il met aussi fin à la location des bateaux pour les embarquements et les débarquements des pilotes à bord des navires en escale dans la capitale économique.

Au sujet des bateaux pilotes ou pilotine, CAMERPOST note qu’il s’agit des embarcations rapides utilisées pour transporter le pilote à bord des navires qui arrivent ou quittent le port. Ce navire appartient à la station de pilotage du port concerné. Il peut être construit spécialement pour effectuer ce travail. Dans les petits ports, ces bateaux peuvent également servir occasionnellement de bateau de service de lamanage. L’outil vient donc s’ajouter au patrimoine du Port autonome de Douala. Cette entreprise qui, pour mémoire, est le premier port en activité du Cameroun. Il est situé dans l’estuaire du Wouri sur la côte littorale et donne sur l’Océan Atlantique. Les premiers aménagements auraient été entrepris en 1881 par la firme allemande Woerman Linie à la suite d’un accord avec les rois Douala. Il faut signaler que jusque-là les compagnies européennes commerçaient à partir des bateaux-pontons amarrés au milieu du fleuve.

Au départ, le port est en fait un simple terre-plein construit au niveau du village Akwa. La construction d’un véritable quai en béton sera entreprise à la fin du XIXe siècle par les Allemands sous l’autorité du gouverneur Jesko von Puttkamer. Les Allemands entendaient faire ce port l’un des plus modernes de la côte occidentale de l’Afrique car ils jugeaient que l’absence de barre lui donnait un atout déterminant. C’est dans la zone portuaire que vont naître les premières industries du pays. Lors de l’indépendance du Cameroun, le port est transféré à l’office national des ports du Cameroun (ONPC). Le port autonome de Douala, sous sa forme juridique actuelle, est né en 1999, de la loi n° 98/021 du 24 décembre 1998, qui porte organisation du domaine portuaire national.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa