Cameroun : La culture sur la voie du redressement – 08/09/2014

La culture camerounaise, après des années de balbutiements, est entrée dans une voie de redressement, a confié à APA la ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Ama Tutu Muna, expliquant qu’elle fonde cette certitude sur de récents contacts à l’international, notamment avec les Etats-Unis et le Nigeria, mais également sur des réformes actuellement entreprises par son département.

Ama-Tutu-Muna
Ama Tutu Muna

Ainsi, dans le premier pays cité, où elle était l’invitée spéciale de la 105ème Convention de l’Association nationale pour la promotion des personnes de couleur (NAACP), la ministre a pu négocier un partenariat entre son pays et le Ballet national à travers la Dance Street de Harlem, une école de formation basée à New-York.

‘’Désormais, a-t-elle souligné, nos danseurs iront apprendre leur art authentique aux Américains concernant l’Afrique centrale, en même temps que des chorégraphes américains viendront travailler dans notre pays dans le cadre de résidences artistiques.”

De même, Ama Tutu Muna a dit avoir pris des ‘’contacts sérieux” avec la Metro-Goldwyn-Mayer Inc. (MGM), l’une des plus grandes maisons de production et de distribution pour le cinéma et la télévision au monde, ainsi qu’avec les dirigeants de la firme Coca-Cola.

Le réalisateur noir américain Lee Daniels a, depuis des mois, accepté d’apporter son expertise au Cameroun de façon bénévole, apprend-on.

Sur la même lancée, a-t-elle indiqué, et alors que les Etats-Unis s’intéressent au développement du Musée national, le producteur Quincy Jones, dont des analyses ADN ont démontré qu’il avait des ancêtres camerounais, a accepté de devenir membre honoraire d’une fondation pour la promotion de la musique au Cameroun.

Avec le Nigeria, le pays développe actuellement un projet de collaboration dans le cadre d’une co-production cinématographique avec la société Nollywood.

‘’En interne, nous avons un projet de création d’un Palais de la culture qui accueillera le Théâtre national, la Bibliothèque nationale, le Village des artistes ainsi que les Archives nationales, dont les tractations en vue du financement sont en bonne voie au sein du gouvernement, et qui viendront s’imbriquer à l’Institut national des arts et de la culture actuellement en chantier dans la banlieue de Yaoundé, la capitale”, a indiqué la ministre.

Abordant l’épineuse question du manque de salles de cinéma, Ama Tutu Muna s’est inscrite dans l’option de petites salles de 250-300 places dans des complexes abritant des centres commerciaux.

‘’Nous attendons beaucoup du secteur privé, dans ce vaste défi qui a grandement de besoin d’initiatives et de financements”, a-t-elle ajouté.

Camer Post avec APA

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