Cameroun : la croissance réelle pourrait se situer entre 5,6 et 6% en 2016

La croissance réelle pourrait se situer entre 5,6 et 6% en 2016 | DR
La croissance réelle pourrait se situer entre 5,6 et 6% en 2016 | DR

La croissance réelle du Cameroun pourrait se situer entre 5,6 et 6% en 2016, contre 5,9% un an plus tôt et des prévisions initiales de 5,2%, selon les projections du Comité monétaire et financier national (CMFN).

Dans une note de conjoncture publiée mardi, l’institution attribue cette performance attendue à l’accroissement de la production pétrolière et à la relative amélioration de la situation sécuritaire dans la partie septentrionale du pays en proie à la secte islamiste Boko Haram.

La performance s’explique aussi par l’augmentation de l’offre d’énergie électrique, par une meilleure pluviométrie ainsi que par le fonctionnement plus régulier du port de Douala, la principale porte d’entrée du pays.

Au cours de la période allant d’avril 2015 à avril 2016, indique le CMFN, l’évolution des agrégats monétaires aura été caractérisée par une hausse de la masse monétaire, une augmentation des avoirs extérieurs nets et un accroissement du crédit intérieur.

Ainsi, le solde des avoirs du Cameroun en compte d’opérations a progressé de 39,7% entre avril 2015 et avril 2016, alors que le crédit intérieur enregistrait une hausse de 9,8% et que le taux de couverture extérieure de la monnaie régressait de l’ordre de 89,56% en avril de l’année dernière à 85,41 % à fin avril 2016.

Dans le même temps, le crédit intérieur a enregistré une augmentation de 9,8%, passant de 2.280,9 milliards en avril 2015 à 2.505,8 milliards (+224,8 milliards) un an plus tard, une progression imputable à la hausse des créances nettes sur l’Etat et des crédits à l’économie.

Selon les termes de la circulaire adressée aux membres du gouvernement par le chef de l’Etat Paul Biya, relativement au projet de budget 2017, le Cameroun table sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l’ordre de 6%, des hypothèses d’un taux d’inflation de 3%, un déficit budgétaire global de 3;3% du PIB réel ainsi qu’un déficit du compte courant de 3,6% du PIB.

© CAMERPOST avec APA

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