Cameroun – Critique d’art : Les journalistes culturels s’outillent – 06/10/2014

La formation a été organisée à l’Institut français du Cameroun – antenne de Douala par Arterial Network Cameroun.

Une vue des participants à l'atelier des journalistes culturels.
Une vue des participants à l’atelier des journalistes culturels.

C’était une promesse. Elle s’est réalisée. Celle d’organiser un atelier de formation destiné aux journalistes traitant les faits culturels. Une douzaine au total. Contrairement aux entrepreneurs culturels d’Afrique centrale en formation à centre contemporain Doual’art, ces hommes de médias « ont été retenus sur la base de leur production durant les deux dernières années. Ils ont été suivis pendant tout ce temps sans être au courant », explique Théodore Kayese, point focal d’Arterial Network Douala.  Cette formation de trois jours a eu pour thème principal : « Journalisme culturel et la critique d’art ». Le but étant de les amener à améliorer la qualité de leur travail quotidien dans leur différent organe de presse.

Blaise Etoa présentant son exposé.
Blaise Etoa présentant son exposé.

Le premier sous-thème de ce séminaire atelier a été « «La nécessité d’un bagage culturel et d’une connaissance de la démarche de la création, gage d’une critique d’art professionnelle et utile ». Il est animé par Alain Tchakounté, journaliste et critique d’art. Pour ce dernier, un bon journaliste culturel doit être très curieux. Être très cultivé. Être passionné. Être persévérant. Patient. Être soi-même. Six clés majeurs pour devenir un critique professionnel. « Cette culture du journaliste culturel passe par l’utilisation des Tic et des nouveaux médias, des techniques de base du journalisme et de la critique, la culture générale, l’enrichissement personnel (les voyages, les livres, les chaînes découvertes et documentaires, écouter les infos…) et le référant africain. Tout ceci renvoie au background culturel. En plus, le critique d’art doit prendre position et la justifier grâce à sa compétence », souligne-t-il. Après sa culture, il faut améliorer l’art. C’est le point sur lequel s’est attelé Blaise Etoa, ancien journaliste et actuel chef du département communication d’Orange Cameroun. Ce deuxième sous-thème « comment améliorer les arts et la culture » s’est mué en une séance de plainte. Les participants déploraient le méprisant de leur article de culture par les patrons de presse. Au regard de tout ceci, Blaise Etoa a promis de faire un lobbying dans les salles de rédaction que les pages culturels aient un peu plus de considération

Remise des attestations de participation par le délégué régional des Arts et de la culture pour le Littoral.
Remise des attestations de participation par le délégué régional des Arts et de la culture pour le Littoral.

Pour joindre la parole à l’acte, des exercices pratiques ont été organisés. Car, il est important pour le critique d’art de « savoir lire et interpréter une œuvre d’art et lui donner du sens ». Cette phase animée par Théodore kayese portait sur trois œuvres : une peinture de Picasso baptisée « Guernica », un extrait de spectacle en Pologne de Jean-Luc Ponty et Guy Nsangue sur la chanson « Muna Mboa » et l’affiche du spectacle de Lady B. Chaque participant devait faire son choix parmi les trois et produire une critique. Un exercice qui devient très intéressante si le critique d’art « observe et découvre l’œuvre en se posant des questions pour déterminer son sens et sa valeur dans le monde de l’art visuels ». La formation du 24 au 26 septembre 2014 s’est ponctuée par la remise des attestions aux participants par Michel Edouard Ndoye Messi, le délégué régional des Arts et de la culture pour le Littoral. Rendez-vous à une prochaine édition.

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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Francisca Mboe

hhhh

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