Cameroun : le CPP s’insurge contre l’interdiction du consortium de la société civile anglophone par le Minatd

Edith Kah Walla, présidente nationale du Cameroon People’s Party (CPP) | Photo d’archives

Suite à l’échec du dernier round des négociations entre les enseignants anglophones et les représentants du Gouvernement, échec ayant entrainé la reconduction des mots d’ordre de « villes mortes » dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation du Cameroun a signé mardi 17 janvier 2017 un arrêté interdisant le Consortium de la société civile anglophone sur l’ensemble du territoire du Cameroun.

Une interdiction d’après, le Cameroon’s People Party (Cpp) qui s’est s’est accompagnée par des arrestations voire des enlèvements de plusieurs membres dudit consortium parmi lesquels « Maitre Balla Agbor et Dr Fontem Neba. Arrestations survenues dans des conditions dignes d’une dictature. Au cas où le Gouvernement de Mr Paul Biya ne le saurait pas, les articles 116 et suivants du Code de Procédure Pénale rappellent que toute personne interpellée : doit avoir accès à un conseil et doit en être informé sous  peine de nullité de la procédure », écrit Franck Essi, secrétaire général du Cpp.

A la lecture d’un communiqué reçu par CAMERPOST, le secrétaire général précise que cette décision d’interdire le Consortium participe clairement de l’offensive répressive de  « ce Gouvernement qui a décidé de fermer la porte du dialogue et d’employer des méthodes d’un autre âge telles que la coupure du réseau internet dans plusieurs villes du pays », ajoute Franck Essi. Il informe que le Cpp condamne avec la dernière énergie cette décision qui aura pour principale conséquence l’aggravation des tensions et la radicalisation des positions. « Il faut craindre que cette radicalisation n’ait pour effet direct et immédiat une multiplication des actes de violence. Au moment où l’on a besoin de poursuivre le dialogue et de poser des actes forts qui démontreraient l’amorce de la résolution des problèmes posés, le Gouvernement de Mr Paul Biya, comme par le passé, choisit de répondre par la force », indique le compatriote sus évoqué.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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