Cameroun : Le corps d’un nouveau-né mutilé retrouvé dans les toilettes d’un hôpital

Le corps d’un nouveau-né mutilé retrouvé dans les toilettes d’un hôpital | Ph. Illustration

Après déclaration de la disparition par sa mère génitrice, le corps sans vie du nouveau-né va être retrouvé des jours plus tard. Mais… la tête a été tranchée.

Le fait

C’est dans la fosse d’aisance de l’hôpital de Nkongsamba, département du Moungo, région du Littoral que le corps sans vie du bébé, né, il y a quelques jours plus tôt a été retrouvé. Une découverte macabre puisque la tête du nourrisson a été coupé et l’abdomen éventré.

Pourtant des jours avant, c’est une jeune fille âgée seulement de 16 ans qui est arrivée à l’hôpital régional de Nkongsamba dans un état de travail. L’accouchement s’est bien déroulée mais sauf que le bébé était né prématuré. Et, comme la pratique l’exige, le bébé a été mis en observation. Mais c’était sans compter le plan machiavélique d’un inconnu, probablement sa mère génitrice qui a annoncé, quatre jours après la disparition de son bébé. Prises de panique, les autorités administratives, de l’hôpital et des forces de l’ordre comme un seul homme se sont mises à la recherche du bébé déclaré introuvable.

La chasse à l’homme va aboutir des heures après, à une découverte macabre. Le bébé recherché est emballé dans un pagne, enroulé dans un plastique et enfouit dans les fosses de l’hôpital.

Dans la perspective de retrouver, le, la ou les coupables, le procureur de la république près le tribunal de grande instance de la ville de Nkongsamba va ordonner l’arrestation de la mère génitrice du nouveau-né en tant que suspect numéro un. La jeune maman de 16 ans, élève au lycée bilingue de Nkongsamba est gardée dans une gendarmerie de la place en attendant que les enquêtes livrent leur mystère sur ce crime crapuleux.

Un phénomène rampant

On avait cru le phénomène terminé, mais cela n’était qu’une pause. Le dernier acte criminel de cette nature remonte au début du mois janvier denier. Le corps d’un nouveau-né avait été abandonné par sa mère génitrice dans un pâturage à l’entrée de la capitale régionale du nord ouest, Bamenda. Le diagnostic porté par un médecin du secteur santé militaire numéro 6 de la ville parlait d’un garçon né dans de bonnes conditions. Il avait été soigneusement emballé dans un carton d’emballage de sucre et déposé sur les pentes d’une colline. Malheureusement pour lui, le berger qui l’avait découvert était arrivé quand le corps du garçon était dans un état de putréfaction avancée.

Les condamnations

Après inhumation immédiate, par les services sanitaires de la maire, le premier magistrat de la mairie du lieu de la découverte, avait déclaré que cet acte relève de l’irresponsabilité parentale et que des actions sévères doivent être prises à l’encontre des acteurs de ce genre de forfait. C’est pour le maire, un acte incompréhensible, après neuf mois de grossesse, dans un contexte où il y a des femmes qui ne parviennent pas à faire des enfants. Une enquête avait été immédiatement ouverte par les agents des services du maintien de l’ordre pour retrouver le ou les coupables de cet autre acte odieux.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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