Cameroun – Coopération : Des volontaires français apportent leur expérience pour l’emploi des jeunes

Des volontaires français apportent leur expérience pour l’emploi des jeunes | Ph. © Reseau Espaces Volontariats / Illustration

C’est l’objectif visé par la rencontre entre la représentation nationale de France Volontaires au Cameroun et leurs homologues volontaires du Cameroun.

La rencontre d’échange entre les jeunes des deux nationalités qui s’est tenue à Yaoundé, rassemblait des dizaines de jeunes des mouvements associatifs ayant en commun la participation volontaire au développement communautaire.

Echange d’expérience

L’enjeu est important. Son analyse implique de la part des jeunes camerounais dans son processus de développement nécessite une réflexion sur la question de réarmement moral de ces derniers. C’est fort du désengagement presque total de la jeunesse dans le processus de développement, que la rencontre a été organisée entre jeunes des deux nationalités. Pour les apports selon, Cheick Diallo « Nous mettons à disposition notre modeste contribution pour les aider à construire les missions des volontaires. Et nous contribuons aussi dans les réflexions de mise en place des dispositifs de volontariats ici. Le représentant national Cameroun de France Volontaire ajoute, que les statistiques 2015 ont montré qu’en matière de chantier de solidarité en Afrique centrale, le Cameroun a accueilli plus de la moitié de ces chantiers de solidarité que les jeunes français sont allés faire en Afrique centrale. Les chantiers de solidarité, c’est des jeunes français qui collectent des fonds auprès des bienfaiteurs français pour financer un microprojet et pouvoir travailler avec des jeunes camerounais autour de ce projet. L’enjeu fondamental étant, la rencontre entre ces deux jeunesses » a déclaré Cheick Diallo. 

Il s’agit concrètement dans le cadre des chantiers de jeunesse, des jeunes mobilisent des fonds pour faire de la peinture dans une école, aider à la reconstruction des hangars dans un marché d’une collectivité, faire la promotion des produits locaux quelque part entre autres, selon Cheick Diallo.  

Le contexte

Au Cameroun, plus de la moitié des 22 millions d’habitants, en effet, a moins de 18 ans. Une jeunesse appelée à faire face aux fléaux comme : le chômage, l’incivisme, la précarité, l’enclavement des zones rurales entre autres écueils auxquels sont sujets les jeunes du Cameroun.

Dans la politique de résorption du chômage, a été crée en 2010, un Service civique national de participation au développement (ASCNPD) dont les missions sont : mobiliser les énergies pour le développement économique, social et culturel du Cameroun ; promouvoir les valeurs républicaines (sentiment national, le patriotisme).

Pour le volet civisme, le président de la république dans un discours à la jeunesse déclarait « Même si nous assurons le fonctionnement de nos institutions démocratiques, même si nous maintenons la paix et la stabilité dans notre pays, la société apaisée et prospère que nous voulons construire sera minée de l’intérieur si ces avancées ne sont pas accompagnées par un progrès de la moralité publique. C’est pourquoi je vous exhorte, vous les jeunes, à adopter un comportement moral exemplaire et responsable… Le civisme, on ne le dira jamais assez, est le fondement de toute la société » avait déclaré Paul Biya.

Ce sont à ce jour déjà 32 000 jeunes volontaires (17-21 ans) formés dans des domaines aussi variés que : les technologies de l’information et de la communication, l’agriculture, la pêche concernant le domaine de l’emploi. Le maillon le plus important étant l’engagement citoyen.

 

© CAMERPOST par Augustin TACHAM