Cameroun : La controverse a la peau dure dans la presse

La controverse a la peau dure dans la presse camerounaise | Ph. Illustration
La controverse a la peau dure dans la presse camerounaise | Ph. Illustration

Les turpitudes de l’intelligentsia, mais également des questions controversées à caractère économique meublent les colonnes des journaux camerounais parus mardi.

«Où sont passés nos intellectuels ?», est le titre qui barre la couverture de l’hebdomadaire Signatures qui se penche sur une virulente polémique qui empoisonne actuellement le pays : l’organisation très controversée, à l’université de Yaoundé II et sous le patronage du Premier ministre, d’un colloque consacré aux droits fondamentaux et à la politique de solidarité au prisme de l’action sociale de la première dame du pays, Chantal Biya.

Pour cette publication, qui crie à l’instrumentalisation et au louvoiement, le système éducatif qui forme les intellectuels camerounais est +questionnable+ à défaut d’être critiqué, sur ses prétentions réelles à faire sortir de son moule des esprits à même d’être utiles au pays.

Et d’ironiser : «Il y a tellement de docteurs au Cameroun qu’on se croirait dans un hôpital», toute chose qui ne laisse d’étonner qu’avec tous ces titres, le Cameroun soit toujours pauvre et endetté avec un taux de croissance qui refuse de passer à deux chiffres.

«Le coup de foudre des universitaires pour Chantal Biya», répond en écho le quotidien à capitaux privés Mutations qui soupçonne, derrière cette initiative, «la thèse du clientélisme politique mêlée aux opportunités de toutes sortes», mais aussi une «filouterie intellectuelle» sous le prétexte de faire l’inventaire des réalisations sociales du régime de Yaoundé.

Il y sans doute plus urgent encore, selon Cameroon Tribune : les tracas sans fin, pour les consommateurs, pour s’approvisionner en gaz domestique «loin d’être un fleuve tranquille».

Et d’énumérer ici et là, parmi les obstacles et tourments qui se dressent entre la production et la distribution, des problèmes de distribution, le phénomène du siphonnage ou encore des stocks spéculatifs.

Un autre «obstacle de taille», signale Le Quotidien de l’Economie, se dresse actuellement sur le chemin du terminal polyvalent du nouveau port de Kribi, qui selon le journal est bien parti pour ne pas démarrer ses activités de sitôt.

En cause, apprend-on, l’opérateur français Necotrans qui, ne se satisfaisant pas de ses 51% de parts, veut éjecter du marché le groupement constitué avec le consortium d’entreprises camerounaises KPMO (Kribi Port Mutiple Operators).

«Les parties prenantes ne sont pas d’accord sur les parts à faire valoir dans le capital de la société de gestion», Necotrans étant accusé de manœuvrer pour s’emparer de manière exclusive des manettes de la boîte et éjecter les opérateurs locaux.

© CAMERPOST avec © APA

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