Cameroun – Constructions anarchiques : La CUD met en garde les populations de Douala

Fritz Ntoné Ntoné, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD) | Archives/DR
Fritz Ntoné Ntoné, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD) | Archives/DR

Tous ceux qui construisent dans des zones à risque, qui ne disposent pas de permis de bâtir, qui occupent les espaces publics sont désormais prévenus des démolitions qui les guettent. La Communauté urbaine de Douala (CUD) est en ce moment sur le terrain pour sensibiliser avant de passer à la phase de répression.

Depuis le 15 février 2016 et ce jusqu’au 19 mars prochain, les équipes de la CUD sillonnent les artères de la ville et sont engagées dans une vaste campagne d’information sur le nouveau plan directeur d’urbanisme, les plans d’occupation des sols et la facilitation des actes d’urbanisme. Des solutions que l’institution a trouvées pour tordre le cou au désordre urbain dans la cité économique.

D’après les acteurs, la ville de Douala présente un visage très peu reluisant du fait des constructions anarchiques, de l’occupation des espaces publics, l’incivisme, les maisons bâties dans des marécages et qui causent des inondations voire des éboulements. Le nouveau plan directeur vient donc à point nommé. Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD), s’est donné pour mission de suivre de près le réajustement de l’aspect de la capitale économique du Cameroun. Les constructions dans la ville seront désormais suivies de très près par les équipes du Plan d’occupation des sols et le plan directeur. « Les constructions en cours seront sommées d’un mandat d’arrêt si elles ne sont pas en règle. Un délai est prévu pour s’y conformer ; dans le cas contraire des démolitions sont autorisées », avertit l’autorité.

Notons qu’à la base du problème  à Yaoundé et à Douala, par exemple, il y a des quartiers où la planification semble avoir été faite avant l’arrivée des populations, et d’autres où tout s’est développé dans l’anarchie. Résultat, certains se retrouvent dans les marécages et à la moindre averse, les maisons sont inondées. En cause, le fait que les derniers documents de planification urbaine aient été élaborés au cours des années 80, expliquent des responsables du Programme de gouvernance urbaine au Ministère de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu). D’où l’urgence de restructurer les quartiers tracés et de rénover (opération nécessaire dans les bidonvilles où l’on est parfois obligé de casser pour reconfigurer).

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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