Cameroun – Construction du 2e pont du Wouri : 45% des travaux déjà réalisés

Les ouviers sur le chantier du 2ème pont du Wouri | Illustration/DR
Les ouviers sur le chantier du 2ème pont du Wouri | Illustration/DR

Bientôt la ville de Douala va connaître une peau neuve avec la livraison en principe en septembre 2016 du deuxième pont du Wouri. De jour comme de nuit, des ouvriers de Sogea-Satom avec d’autres entreprises comme Lavigne Chevron, Eiffage, Greisch et Soletanche Bachi, donnent le meilleur d’eux-mêmes pour tenir leurs engagements. Depuis la récente descente dans la cité économique du ministre des travaux publics Nganou Djoumessi, on note une accélération des travaux de construction dont 45% ont déjà été réalisés, et les délais de consommation sont de l’ordre de 63%, d’après une source interrogée par CAMERPOST. A ce propos, l’autorité qui s’est rendue au niveau de Bonabéri où se trouve le chantier, il y a quelques jours, a recommandé aux uns et aux autres d’avancer en faisant de la prospective tout en gardant à l’esprit la maîtrise des coûts. Pour l’heure, les ouvriers s’activent à l’implantation des poteaux sous terre.

Financé par l’Agence française de développement (Afd), le deuxième pont sur le Wouri est un ouvrage exceptionnel d’après les acteurs sur le chantier. CAMERPOST a été informé de ce que l’ensemble du projet est de 2800 mètres, dont 760 mètres de franchissement du Wouri. Le pont relie le rond-point Deido au carrefour Bonassama. Le nouveau projet est situé à 8 mètres à l’aval du pont actuel. Les ouvrages sont entièrement en béton, leurs tabliers en béton précontraint construits par encorbellements successifs, reposent sur deux culées et sept piles dont cinq en rivières espacées de 130 mètres.

La particularité c’est que ceux qui sont en charge de la construction ont choisi de faire de grandes travées de 130 mètres et pour le routier et pour le ferroviaire. Outre la taille du projet, les ponts sont exceptionnels de par leurs fondations de 60 mètres de profondeur et de 2,20 mètres de diamètre. Il a été construit pour durer cent ans et favoriser le passage de grumiers. L’ouvrage ferroviaire est conçu pour faire passer des trains à 80 Km/h, ce qui est un grand maximum. Et il y a de la marge, selon les déclarations du directeur du projet.

 De plus, ce grand chantier qui coûte 120  milliards de Fcfa pourra enfin faciliter la traversée pénible du pont et mettre fin aux désagréments des populations, transporteurs et autres usagers de la route. Ouvrage majeur des Grandes réalisations, ledit pont devrait également décongestionner la sortie de la capitale économique en direction des régions du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest.

 

© CAMERPOST par Linda Mbiapa